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A 23 ans : amour, études ou travail ?

La société congolaise a certaines pratiques et coutumes qu’elle se force à sauvegarder. L’on a longtemps vécu dans cette société qui n’avait plus besoin de fournir l’effort. Pour une jeune Africaine d’hier (nos parents, par exemple), dès qu’on avait un certain âge, –un peu plus de muscles ou de poitrine développée–, il fallait se marier. Le reste (études, travail) importait peu. Il n’y avait vraiment pas lieu de se torturer avec des questions telles que amour, études ou travail.

Cela est resté ainsi pendant longtemps, jusqu’à ce que les notions occidentales (égalité de sexe, émancipation de la femme, …), qu’on copie parfois à tort ou à raison, atteignent et affectent peu à peu l’Afrique. La question qui jadis n’existait pas, commence alors à surgir. Et la famille n’aide pas ces filles dans la plupart des cas. Une fois que la fille a obtenu son diplôme même d’État et plus encore, celui de graduat, certains parents demandent déjà à leur fille quand elle leur présentera quelqu’un.

Début des angoisses

Je suis graduée, licenciée, … j’ai 21, 23, 25 ans. Dois-je continuer mes études (licence, master selon le cas) ? Devrais-je travailler pour aider ma famille ? Puisqu’après tout, elle a déjà assez fait pour moi. Il est temps que je l’aide à s’occuper des plus petits. Ou carrément, je devrais me marier. Les parents peuvent avoir la possibilité de financer les études, il peut y avoir une opportunité pour le boulot.

Mais attendez : si je ne me marie pas maintenant, je risque de rester shanga (tente paternel) à la maison. C’est-à-dire, célibataire à vie, puisque les femmes non mariées restent chez leurs parents ! Et, semble-t-il, les hommes n’aiment pas des filles qui ont beaucoup étudié. Que faire ?

Prenons le cas de Clarisse, une brillante jeune qui aura bientôt 23 ans. Plusieurs études ont révélé que c’est généralement au tour de l’âge de 22, 23 ans que les filles ressentent ce besoin de se marier. Elles se sentent enfin femmes, mûres et prêtes.

Quel choix opérer finalement entre amour, études et travail ?

Clarisse est en dernière année de licence. Son rêve : devenir très jeune professeure d’université et ainsi stimuler les jeunes filles à se donner plus aux études. Elle en a la capacité. Avec déjà 3 distinctions, elle a la possibilité d’être automatiquement retenue comme assistante à l’université. Ce qui serait déjà un pas pour son rêve. Son père l’appuie et souhaite lui aussi qu’elle continue directement avec le 3e cycle.

Mais il y a un problème : Clarisse a un homme dans sa vie. Ils s’aiment énormément et voudraient fonder une famille. Elle est confuse. Devrait-elle, après sa licence, étudier et espérer que quand elle aura fini, elle trouvera un homme qu’elle aimera et qui l’aimera autant que celui-ci ? Devrait-elle travailler pour assurer son indépendance avant de se marier ? Ou devrait-elle se marier en espérant que cet homme l’accompagnera, la soutiendra et l’aidera à atteindre ses objectifs ?

Voilà un peu le genre de questions auxquelles sont généralement confrontées les jeunes Africaines âgées entre 20 et 25 ans. Car, vous ne devrez pas oublier qu’en Afrique, rester femme célibataire est une honte pour la famille.

Je pense donc que ces filles doivent bien mûrir leurs décisions et placer leur intérêt avant tout le reste. Leur décision doit être celle qui assure leur indépendance, leur autonomisation et leur épanouissement.

 

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