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Créer des réseaux économiques forts pour réussir ensemble

Je considère que les Orientaux qui arrivent en RDC pour investir prospèrent mieux que les entrepreneurs locaux. C’est simplement parce qu’ils sont soutenus avant tout par les leurs. J’en retiens donc comme leçon que ce type de réseaux économiques aide beaucoup de gens. Malheureusement, cela manque fortement aux Congolais. Ils sont peu solidaires avec leurs compatriotes.

Mon échange avec un ancien collègue de travail indien, aujourd’hui homme d’affaires à Lubumbashi, m’a prouvé combien nous favorisons au quotidien l’enrichissement des autres au détriment de nous-mêmes.

Ce que consommer « Made in mon pays » veut dire…

L’ami Indra me dit qu’avant tout, il ne consomme que dans les supermarchés appartenant à ses frères, même si cela coûte plus cher. En consommant chez ses compatriotes, il renvoie ainsi l’argent dans son pays. « Je favorise leur enrichissement et l’argent tourne et reste dans notre communauté ; ils viendront également consommer dans mon restaurant et cela fera croître mon chiffre d’affaires. Et en prospérant, ils feront venir leurs familles d’Asie, donc plus de clients pour moi », explique-t-il.

Cette mentalité est très rare chez les Congolais. Beaucoup trouvent que ce qui est fait par leurs compatriotes est faible en qualité, voire faux. C’est aussi une faiblesse que de réfléchir ainsi. Car alors jamais les richesses congolaises ne profiteront avant tout aux Congolais.

Avoir des réseaux économiques congolais est indispensable

Bien qu’il existe plusieurs stratégies pour réussir dans les affaires, les réseaux économiques sont d’une importance capitale. C’est une belle occasion de croissance pour ceux qui en bénéficient. Simplement, comme dans le cas des Indiens, ils sont soutenus par des gens déterminés à avancer ensemble.

Indra m’a montré son nouveau restaurant ouvert à Lubumbashi, reconnaissant que c’est parce que 80% de ses clients sont issus de sa communauté qu’il est sûr de réussir. Il connaît son marché.

Plusieurs cercles d’affaires existent à Lubumbashi, mais ils sont encore rares ceux-là qui permettent aux entrepreneurs congolais de se réunir régulièrement pour discuter business. Malheureusement. On a le cercle belge, la communauté française, le cercle hellénique pour les Grecs, l’espace Istanbul pour les Turcs, mais combien d’espaces réunissent les Congolais pour les r-éveiller ?

Il est plus que temps de se réveiller.

 

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