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Les 100 jours du gouvernement Tshibala : un fiasco

Il est facile de se battre pour être nommé Premier ministre, mais aussi facile d’oublier qu’on devra être jugé sur les actes. En 100 jours d’exercice du pouvoir du gouvernement Tshibala, le pays n’a fait que du surplace. Ni la sécurité, ni les conditions de vie des Congolais n’ont connu d’ embellie.

Présentée par la majorité présidentielle comme un gouvernement issu de l’accord du 31 décembre, l’équipe ministérielle du Premier ministre Bruno Tshibala a été investie le 16 mai 2017. Elle a totalisé 100 jours le 23 août. 100 jours après lesquels rien n’a changé et où la crise n’a fait qu’empirer dans le pays.

Pourtant, comme son prédécesseur Samy Badibanga, le Premier ministre Bruno Tshibala est issu de l’UDPS, ce parti qui a toujours fait croire qu’il peut faire passer le Congo de l’enfer au paradis par un coup de baguette magique. C’est la preuve que l’UDPS, le PPRD ou les FONUS, tous les partis ont échoué. Il faut refaire cette classe politique.

Aucun objectif atteint

Le gouvernement de Bruno Tshibala s’était fixé quatre objectifs majeurs, à savoir :

  • Organiser les élections dans les délais fixés par l’accord de la Cenco, c’est-à-dire d’ici décembre 2017 ;
  • Arrêter la dégradation de la situation économique du pays ;
  • Améliorer les conditions de vie de la population ;
  • Restaurer la sécurité des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national.

Organiser les élections

Cet objectif est inscrit dans l’accord, et ceci avant fin 2017. Le jour où il s’est fait enrôler à Kinshasa, le Premier ministre Bruno Tshibala a déclaré vouloir offrir « aux Congolais les meilleures élections qu’il n’aient jamais connues » jusqu’à présent. Mais il ne dit rien sur la date de ces « meilleures élections ».

En effet, Bruno Tshibala a eu raison de ne pas avancer de date, car il sait qu’il ne peut pas les organiser en 2017, la Ceni ayant déjà exclu cette possibilité. Sur ce point, l’accord sera bel et bien violé. Nous espérons que Bruno Tshibala pourra s’excuser devant toute la population à laquelle il a fait cette promesse lors de son discours d’investiture.  

L’économie poursuit sa descente aux enfers

La deuxième promesse du Premier ministre était de stabiliser l’économie nationale. Ici, l’échec du gouvernement n’est pas à démontrer. Il n’ y a qu’à constater le taux de change actuel du franc congolais vis-à-vis des devises étrangères. Bientôt, il nous faudra une brouette de francs congolais pour acheter juste un pain. Ne parlons pas de salaires ! L’agent de l’État n’a plus de pouvoir d’achat. Des grèves se déclarent dans presque tous les services publics. Voilà à quoi ressemble le pays sous Bruno Tshibala.

Aujourd’hui, nous pouvons désirer Matata Ponyo. La RDC n’a pas connu une telle inflation monétaire pendant qu’il était Premier ministre. Il a fait ses erreurs, mais il a fait quelque chose pour le pays.

L’insécurité record

Il y a quelques mois, mis à part le banditisme urbain des Kuluna, le seul endroit où l’on n’entendait pas parler des violences armées, c’était Kinshasa. Mais depuis l’arrivée de Bruno Tshibala, Kinshasa est devenu le théâtre de toutes sortes de violences. Attaques des commissariats, des parquets, des marchés, évasions massives, etc. Désormais, les violences sont présentes aux Kasaï, dans le Tanganyika, au Kongo Central, dans les deux Kivu… Et aujourd’hui en pleine ville de Kinshasa, le lieu d’habitation du chef de l’État.

 Monsieur le Premier ministre, vous avez vraiment raté vos 100 jours.

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