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Feux de brousse : la culture sur brûlis brûle l’avenir de la RDC

Une image satellitaire de la Nasa montrant d’énormes incendies au centre et au sud de l’Afrique, a choqué plusieurs personnes en RDC. Elle présente une situation plus grave qu’en Amazonie, où les feux de brousse animent l’actualité internationale.

En RDC, les incendies souvent volontaires, ne mobilisent pas assez la communauté nationale. Pas non plus le monde. Pourtant, le pays abrite une partie importante de la grande forêt équatoriale africaine.

Feux de brousse en RDC

De l’avis de beaucoup d’observateurs, les feux dans les forêts de la RDC sont imputables à la pratique de culture sur brûlis. Cette technique agraire qui consiste à mettre le feu sur des parcelles de terre après la récolte pour préparer la prochaine saison agricole, est souvent à la base des embrasements des vastes étendues de forêts et savanes.

Pour Papy, un chercheur en écologie, « le Congo devrait bénéficier des mêmes moyens que le Brésil, pour lutter contre les feux de brousse ». Ce chercheur ne tarit pas d’éloges à l’égard du président français Emmanuel Macron qui, lors du dernier sommet des sept pays les plus industrialisés du monde (G7) à Biarritz en France, a déclaré dans un tweet : « Nous sommes en train d’examiner la possibilité de lancer (pour le centre et le sud-est de l’Afrique NDLR) une initiative similaire à celle que nous venons d’annoncer pour l’Amazonie. »

C’était après la décision du G7 de débloquer 20 millions de dollars américains, pour aider le Brésil à faire face aux feux qui détruisent la forêt amazonienne.

En Amazonie, le président brésilien Jair Bolsonaro accuse toutefois les ONG environnementales de mettre le feu à la forêt pour recevoir des financements des bailleurs des fonds.

Les conséquences sont pourtant là !

D’après l’Agence spatiale européenne (ESA), 70% des terres brûlées dans le monde sont en Afrique sub-saharienne, et ces incendies représenteraient 25 à 35% des émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Situation qui n’épargne pas la RDC qui héberge à elle seule plus de la moitié des forêts équatoriales africaines à côté du Gabon, du Cameroun et de la République Centre Africaine.

Il est temps que des politiques sérieuses soient menées pour repenser nos techniques agraires et permettre à la RDC de jouer son rôle dans le concert des nations, en cette période d’urgence climatique.

 

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