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Les J.O de RIO, triste bilan pour la RDC

La République Démocratique du Congo n’a jamais remporté de médaille olympique. La délégation congolaise est une fois de plus revenue bredouille de Rio. A l’occasion de cette olympiade 2016, nous espérions pourtant « arracher au minimum un podium » selon des mots prononcés par le ministre des sports Dennis Kambayi Cibumbu sur une chaine locale.

Nos athlètes rentrent au pays sans médaille. Les lettres du ministre n’ont pas fait bonne suite. Mais le Congo n’avait que quatre athlètes en compétition. Cette minuscule délégation était-elle suffisante pour un si grand pays comme le Congo ?

Rosa Keleku Lukusa, championne de Taekwondo dans la catégorie des – de 49 kg était la seule Congolaise à s’être qualifiée directement pour les Jeux olympiques. Son palmarès est si riche que tout le monde comptait sur elle pour ramener une médaille. Médaille d’argent aux championnats africains en 2014, vice-championne d’Afrique en 2015 et première aux qualifications pour les Jeux olympiques de Rio à Agadir au Maroc en 2016, ses chances étaient réelles.

Comme les rumeurs vont toujours bon train à Kinshasa, l’image de Rosa tenant le drapeau de la RDC à la main et la médaille d’or au coup a circulé sur les réseaux sociaux alimentant la rumeur d’une première médaille aux J.O pour le Congo. Malheureusement, cela n’était que « Ndoto ya Baba » (un rêve sans suite). Il s’agissait en réalité d’une photo de son sacre au Maroc.

Le parcours des léopards

Les festivités ont commencé avec le judoka Kuku Rodrick, le 07 août 2016 mais elles ont été de courtes durées puisque Rodrick s’est fait sortir au premier tour par le dominicain Wander Mateo.

Le 16 août c’était au tour de Béatrice Kamuchanga de s’élancer pour le 5000 m d’athlétisme. Devant la télé, je me disais qu’il y avait encore espoir, « nous pouvons compter sur les femmes » pensais-je du fond du cœur. Mais la coureuse termina dernière de sa série…

En bon patriote, je décidais d’allumer la télé le lendemain pour soutenir notre porte étendard, l’espoir de toute une nation. « Elle au moins, elle peut sauver l’honneur », disait un cousin qui avait les yeux rivés sur l’écran et qui écoutait les commentaires vantards du légendaire Jean-François Kabulo. Mais Rosa Keleku Lukusa s’inclina 9-5 contre la mexicaine Itzel Mangarrez. « Ah biso penza ! », « nous n’avons pas de chance, nous autres ! », s’exclama mon cousin. Le 21 août, le jour de la clôture des jeux, Dieu-Merci Makorobondo Salukombo termina 113ème sur 155 au marathon…

Personne n’a fui

En tout cas, le rendez-vous est pris pour Tokyo 2020. La mauvaise préparation reste la première raison de cet échec. Si pour Rio, le stage programmé à Cuba a été annulé par le gouvernement « faute de moyens », disent-ils, nous souhaitons que les échecs servent de leçon et que des investissement soient mis en œuvre pour obtenir des résultats à l’avenir. Seul point positif : il n’y a pas eu de fuites à l’étranger cette fois-ci. Bon retour chez vous chers athlètes.

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Les commentaires récents (2)

  1. nos athlètes ne sont pas encore habitués à ce genre de competition mondiale même si on ne pas nombreux mais si on a la qualité et le mentale dans la tête on peut toujour faire quelque chose pour son pays au lieu de se réfuger derrière des expressions comme on’en a dejà assez mes chers athlètes

  2. Pour qu’il ait réussite, il faut toujours une bonne préparation.
    Même lorsqu’on étudie, si vous êtes sérieux et avec souci d’exceller ou distinguer, il suffit de se donner à la révision de vos matières, faire des recherches afin d’améliorer ses connaissances.
    Ce que je peux conseiller aux Athlètes, c’est de se former par des entrainements personnels et assistés et au Gouvernement, de bien vouloir investir dans toutes les disciplines sprotives pouvant honorer notre pays.

    Bonne chance pour les prochaines occasions.