Ce matin, en ouvrant Facebook, je suis tombée sur une publication annonçant : « La loi sur le contenu local est promulguée en RDC. » Ma première réaction a été toute simple : « C’est quoi, au juste, cette loi ? »
Je me suis demandé si elle encourageait simplement les Congolais à consommer des produits Made in DRC ou s’il s’agissait de quelque chose de plus important. Comme beaucoup d’entre nous, j’aurais pu me contenter de lire le titre, laisser un « J’aime » et poursuivre ma navigation. Mais cette fois-ci, j’ai décidé d’aller un peu plus loin.
J’ai commencé par chercher de quoi il s’agissait, avant de consulter un article d’Actualite.cd, un média dont je connais le sérieux. J’y ai découvert que cette loi est bien plus qu’un simple encouragement à acheter local.
La loi sur le contenu local vise à accroître la participation des Congolais et des entreprises congolaises dans les activités économiques, notamment dans des secteurs stratégiques comme les mines, les hydrocarbures, l’énergie et les grands projets d’investissement.
Elle poursuit plusieurs objectifs, parmi lesquels :
- promouvoir les PME congolaises ;
- renforcer la sous-traitance nationale ;
- favoriser le transfert de compétences ;
- faire du contenu local un levier de développement économique.
Au-delà d’une simple publication Facebook
En découvrant ces éléments, une autre question m’est venue à l’esprit.
Combien de personnes, comme moi, ont vu cette même publication sur Facebook ? Combien se sont contentées de laisser un « J’aime » avant de poursuivre leur navigation ? Combien ont demandé : « De quoi s’agit-il ? » dans les commentaires sans jamais revenir lire les réponses ?
Au fond, cette réflexion dépasse largement le cas de cette loi.
Combien de fois voyons-nous une information en ligne sans chercher à en comprendre le contenu ? Nous réagissons à un titre, à une image ou à quelques mots, puis nous passons à autre chose. Les réseaux sociaux nous donnent parfois l’impression d’être informés, alors qu’en réalité nous ne faisons souvent que survoler l’information.
Cette expérience m’a rappelé qu’une information n’a de valeur que lorsqu’on prend le temps de la comprendre.
La promulgation d’une loi est une étape importante dans la vie d’un pays. Mais elle ne suffit pas. Une loi doit aussi être expliquée, vulgarisée et rendue accessible à tous les citoyens. Sans cela, elle risque de rester l’affaire des juristes, des décideurs ou des spécialistes.
Nous avons aussi notre part de responsabilité. Être citoyen, ce n’est pas seulement voter ou respecter la loi. C’est aussi cultiver sa curiosité, chercher à comprendre ce qui est décidé en notre nom et s’intéresser aux textes qui façonnent notre quotidien.
Aujourd’hui, si je connais la loi sur le contenu local, c’est simplement parce que j’ai décidé de ne pas m’arrêter au titre d’une publication Facebook.
La prochaine fois qu’une nouvelle loi, une réforme ou une décision publique apparaîtra dans votre fil d’actualité, prenez quelques minutes pour aller au-delà du titre. Car c’est souvent après le clic, après la lecture et après la compréhension que commence réellement l’information. Et peut-être aussi l’exercice le plus simple, mais le plus précieux, de la citoyenneté.
