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L’enrôlement des électeurs à Mbujimayi, un calvaire

Les opérations d’enrôlement des électeurs laissent beaucoup à désirer à Mbujimayi. La population s’en plaint. Non seulement les matériels électoraux tombent régulièrement en panne, mais aussi les policiers commis à la sécurisation des centres d’enrôlement sont affamés et tracassent la population en exigeant de l’argent.

Lancées le 30 avril dernier, les opérations d’enrôlement des électeurs au Kasaï-Oriental vont durer 90 jours et seront clôturées le 31 juillet 2017. Environ 1 350 000 électeurs sont attendus sur l’ensemble de la province. Les agents électoraux ont été recrutés et formés localement par la Ceni. Pour la circonscription de Mbujimayi, il était prévu 85 centres d’enrôlement, mais jusqu’à présent, la ville n’en compte que 25 malgré la forte densité de la population.

Le service rapide, ça se paie  

Les témoignages sont multiples. Pour avoir un accès facile au bureau d’enrôlement, il faut payer 500 ou 1000 FC aux policiers commis à la garde des bureaux. Certains requérants font parfois jusqu’à trois jours de va et vient pour obtenir leurs cartes d’électeurs. Les proches des autorités ou de hautes personnalités sont ceux que l’on reçoit en priorité.

Ces éléments de la police censés mettre de l’ordre sont les premiers à le perturber, provoquant des bousculades et parfois des bagarres dans les files d’attente. Dans ce cafouillage, les personnes de troisième âge et les femmes enceintes on de grosses difficultés. Xavier Ntumba âgé de 73 ans raconte son calvaire : « Cela fait quatre jours qu’on me dit de rentrer à la maison et de revenir le lendemain. Je suis fatigué de rester debout si longtemps. Je n’ai pas d’argent à donner aux policiers pour qu’ils me fassent passer. »

Le calvaire de la population

Dans les bureaux d’enrôlement, les agents électoraux semblent inexpérimentés et travaillent avec une extrême lenteur, ce qui énerve la population obligée d’attendre trop longtemps. Or, pour le Mbujimayien lambda, perdre toute une journée sans travailler, c’est sacrifier le repas de toute une famille.

Le nombre insuffisant de machines ne permet pas de faire face à l’afflux massif de requérants. Seulement deux ordinateurs dans certains bureaux. Plus grave, ces matériels tombent fréquemment en panne, entraînant des arrêts intempestifs des opérations. Pourtant, les jours sont comptés. Ajoutez à cela le manque d’électricité à Mbujimayi. Tout est réuni pour perturber l’enrôlement.

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