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Les Léopards à la CAN : une page d’histoire

Une partie de notre histoire s’est écrite sur les pelouses vertes des stades de football. Il ne s’agit pas ici uniquement de l’histoire sportive, celle des records et des trophées. Le passé de notre pays a bel et bien un rapport avec les performances de nos athlètes. Découvrons quatre raisons majeures qui expliquent cet état de chose.

Nos dirigeants se servent des Léopards pour bluffer le peuple

De Mobutu Sese Seko à Joseph Kabila, passant par Laurent Désiré Kabila, nos présidents ont toujours vu dans les performances des Léopards une occasion de faire de la récupération politique. Ils donnent l’impression au peuple que tout va pour le mieux dans le pays, chaque fois que notre onze national signe quelque victoire significative.

Par exemple, lors des moments de liesse populaire liée à un exploit sportif, le président en place a toujours voulu apparaître comme artisan principal de cette victoire. Il se fait alors appeler de tous les noms de louanges possibles :  bâtisseur, visionnaire, chef incontesté… Pas étonnant qu’on entende souvent des propos du genre : « Cette victoire n’aurait jamais été possible sans le chef de l’Etat ».

Les Léopards réveillent  la flamme patriotique des Congolais

Le Congo, à l’instar de plusieurs nations africaines, est une mosaïque de communautés tribales réunies par la volonté du colonisateur belge. Parfois, ces communautés n’ont pas les mêmes valeurs culturelles. C’est ainsi que le simple fait d’avoir un seul drapeau et un même hymne national fait vibrer le sentiment patriotique chaque fois que les 11 joueurs de l’équipe nationale montent sur le terrain.

Des années 60 à nos jours, l’ensemble des Congolais ont toujours souhaité que les Léopards gagnent, peu importe le dirigeant à la tête du pays. Et il y a lieu d’affirmer que le jour où la population ne sera plus derrière les Léopards, la nation risque de traverser une crise identitaire majeure.

Preuve d’une crise de gouvernance

Dès le début des années 70, alors que le football congolais se montrait hégémonique en Afrique, les fameux problèmes des primes de joueurs (non payées ou payées en retard) faisaient déjà surface. D’habitude, si elles n’ont jamais été versées, les primes ont tout simplement  été détournées. C’est la même histoire dans plusieurs  autres secteurs de la vie nationale, et à large échelle. Ce qui m’amène à conclure que les difficultés de nos Léopards à toucher leurs dûs, témoignent en fait de ce qu’est le pays du point de vue de la gouvernance.

De la gloire à la chute, un même parcours

On ne le dira jamais assez : le Congo est un géant de l’Afrique. Mais un géant à genoux. Elles sont révolues, ces années où Kinshasa régentait toute l’Afrique centrale. Il en est de même de son équipe nationale de football. Certes, les Léopards obtiennent encore de bons résultats ces dernières années en Afrique, mais cela ne leur suffit pas pour être classés parmi les meilleures  équipes du monde.

À coup sûr, le réveil de nos fauves à cette CAN Gabon 2017 pourrait sonner celui de notre nation.

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