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Olivier Mpunga, le jeune homme retrouvé mort dans un cachot de la police congolaise

J’ai été choqué d’apprendre le décès du compatriote Olivier Mpunga, lors de sa détention dans les geôles de la police de Kinshasa. Il était poursuivi pour abus de confiance. Selon, Albert Puela, ministre des droits humains, Olivier Mpunga a été torturé et aurait succombé des suites du mauvais traitement.

Olivier Mpunga a perdu sa vie dans un cachot de la police à Kinshasa. Pourquoi notre police ne change pas ? Faut-il rappeler qu’en 2010, c’est dans les locaux de l’inspection de la police que Floribert Chebeya et Fidèle Bazana avaient été tués ?

Une police accro aux pratiques du passé

La vie humaine est sacrée. Malgré son forfait, Olivier ne méritait pas une telle mort atroce. Je dénonce ce énième meurtre perpétré par des éléments de la police. Cette police qui venait de s’illustrer tristement dans l’interpellation de l’ancien gouverneur du Kongo- Central, Atou Matubuana. Plus grave, c’est un policier qui, dimanche soir, a ouvert le feu sur le cortège du ministre des Infrastructures, Alexis Gisaro. Ce dernier a échappé à la mort.

Bref, notre police ne cesse de briller par des excès en torturant de paisibles citoyens. Ce qui est arrivé à Olivier Mpunga ne devrait plus jamais se répéter. Son arrestation s’est passée au mépris de ses droits fondamentaux qui voudraient que sa famille et ses avocats soient tenus au courant de sa détention.

Le gouvernement doit agir

Je demande au gouvernement de marquer les esprits en prenant des mesures exemplaires contre les bourreaux. Il faut décourager les tortionnaires qui se cachent derrière l’uniforme et qui perpétuent l’impunité.

La clameur publique a permis de mettre au grand jour ce drame du décès d’Olivier Mpunga. Dieu seul sait combien d’autres citoyens congolais subissent des tortures en prison à travers la République.

Il est urgent que le gouvernement, évalue rapidement la situation générale des personnes incarcérées dans les geôles des forces de sécurité pour voir si les conditions de leur incarcération respectent les prescrits de la loi.

 

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