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Production du passeport congolais : fini le contrat entre Semlex et la RDC

Le contrat de fabrication de passeports congolais s’arrête entre le gouvernement de la RDC et la société belge Semlex. Kinshasa a officiellement notifié sa décision à la partie belge, sur fond d’une indignation de la société civile.

C’est une histoire de « juteux passeports vendus par une entreprise belge au pouvoir », écrit Courrier international. Ce média français parle d’une société ténébreuse qui fournit de documents d’identité à plusieurs pays africains « dans des conditions pour le moins douteuses ».

Le Congo n’est pas à vendre

Le 13 mai, note Courrier international, une nouvelle étape a été franchie dans l’enquête judiciaire et médiatique à propos de Semlex. Puisque 51 Congolais se sont constitués partie civile contre cette société belge.

La Libre Belgique Afrique mentionne parmi les auteurs de cette initiative, la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), la Ligue des droits humains et Unis (Réseau panafricain de lutte contre la corruption). La Belgique mène une enquête pénale depuis 2017 dans le cadre du dossier Semlex. A ces associations s’ajoutent 51 Congolais qui se sont également constitués partie civile dans le cadre de la campagne « Le Congo n’est pas à vendre ». Tous ces activistes appellent le président Tshisekedi à baisser le prix du passeport et à ne pas renouveler le contrat avec la société belge.

Des millions de dollars dans la fraude

Et finalement, titre pour sa part Politico, « le contrat de Semlex ne sera pas renouvelé ». Ce contrat de passeport, Semlex l’avait négocié avec le président Joseph Kabila ainsi que certains de ses proches en 2014-2015, indique ce média. « Le prix unitaire du passeport était passé de 21,5 $US à 185 $US. Selon ce contrat, pour chaque passeport acheté, 60 $US doivent être reversés à une société écran, LRPS, enregistrée dans les Emirats Arabes Unis », écrit Politico.

L’entreprise aurait non seulement surfacturé ces passeports mais elle aurait aussi aidé une société écran, suspectée proche de l’ancien président Joseph Kabila, à détourner près de 36 millions de dollars, rapporte France 24.

« Je confirme ici que le contrat avec Semlex a bel et bien été rompu. Nous n’allons plus travailler avec Semlex pour renouveler le passeport de la RDC », a affirmé ce vendredi 15 mai, Marie Tumba Nzeza, ministre congolaise des Affaires étrangères, rapporte Radio Okapi.

 

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