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Pluies torrentielles ou déluge en pleine ville de Kinshasa ?

Des pluies torrentielles à Kinshasa ont fait la une des journaux. Certains quartiers ont connu presque un véritable déluge ces derniers jours, laissant des inondations et des dégâts inimaginables.

Un matin, alors que je brossais les dents, je tenais dans ma main gauche mon smartphone. J’ai commencé à scroller avec mon pouce pour voir l’actualité sur Facebook. C’est alors que je suis tombé sur des images de Kinshasa qui, à première vue, me font tout de suite penser à un vieux film hollywoodien sur les catastrophes naturelles.

Face à ces images apocalyptiques, il n’y avait pas de quoi rigoler, bien au contraire. Mes yeux sont sortis presque de leurs globes quand j’ai réalisé qu’il s’agit de Kinshasa. Kin la belle ? Enfin, pas vraiment la belle… Mais bon, ce n’est pas le débat ici, sur comment Kinshasa s’est transformée en poubelle. Donc voilà. Et sous l’effet de la surprise, ma brosse à dent est tombée.

C’est dans ces images sur Facebook que j’ai vu la terrible plongée, disons immersion, de de la capitale congolaise. Kin sous l’eau ou Kinsulo comme je me suis permis de faire le jeu des mots pour expliquer combien la capitale était complètement mouillée.

Bref, mettons de côté ce regard poétique que peuvent inspirer ces images. Mais ce jour-là, je me suis demandé si le vieux fleuve Congo a donné naissance à de nouveaux affluents. Car le beau et majestueux boulevard du 30 juin n’en était plus un. Sous les eaux, il donnait l’impression d’une rivière infiltrant des gratte-ciels et faisant flotter tout à son passage. Faut-il rire ? Non.

Bien-sûr, on est très loin de l’ouragan Katrina qui a fait plus de 1800 morts aux Etats-Unis. Les catastrophes, les inondations, les pluies diluviennes, etc., cela arrive partout, même à Paris.

En 2018, lors d’une autre pluie diluvienne à Kinshasa, les inondations étaient telles qu’on pouvait voir des casseroles, des babouches ou encore des bidons flotter sur les eaux. Des corps sans vie ont également été retrouvés – paix à leurs âmes ! Mais c’est devenu une coutume, une triste coutume qu’à chaque moindre pluie, beaucoup de Kinois s’attendent à des dégâts et des pertes en vies humaines.

Doit-on toujours appeler cela catastrophe naturelle ?

Personnellement, je préférerais un vocable un peu moins accusateur contre la nature, puisque dans le cas de Kinshasa, il s’agit non seulement de catastrophes naturelles, mais aussi de l’inaction des habitants ainsi que l’incompétence des autorités. Systèmes de drainage inadéquats, caniveaux bouchés par des immondices, constructions anarchiques… Dans ces conditions, à quoi donc pourrait-on s’attendre ?

Le programme de salubrité publique dénommé « Kin bopeto » (Kinshasa ville propre) est sûrement une bonne initiative pour éviter les dégâts en saison des pluies.

 

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