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Procès Koffi Olomide, le droit n’a pas été dit

Les procès équitables, ça n’existe pas en RDC. Mais les parodies de justice il y en a beaucoup.

Koffi Olomide a frappé publiquement sa danseuse à l’aéroport de Nairobi le 22 juillet. Curieusement, à son retour au pays, la star n’a passé que quatre petits jours en prison. Pourtant, l’infraction pour coups et blessures est punie d’une peine allant jusqu’à six mois de servitude pénale.

La justice des grands

Chez-nous, la justice est à géométrie variable. Le juge rend son verdict en fonction de l’importance, de la puissance financière ou de l’appartenance politique de l’accusé.

Dans le cas de Koffi, le personnage est trop important pour être gardé longtemps en prison. C’est une star de la musique. Il a des fans même au parquet.

Des prétextes

Les raisons avancées pour la relaxation de Koffi Olomide sont simples : il n’y a pas eu de plaignant. Or, on sait que la pauvre danseuse ne pouvait oser se plaindre de peur que Koffi ne la renvoie du groupe. Elle devait avoir peur de perdre son emploi. Rares sont les voix des femmes qui se sont fait entendre pour soutenir la danseuse humiliée.

Dire qu’il n’y a pas de plaignant est un prétexte fallacieux. Une infraction reste une infraction. En droit congolais, le ministère public a le droit de poursuivre l’infraction même s’il n’y a pas de plainte de la victime.

Un repris de justice

De plus, Koffi Olomide est un homme violent et multirécidiviste. Il est accusé de viols et séquestration depuis 2012 en France. Plusieurs fois il a brutalisé des journalistes en RDC, jusqu’à être placé sous embargo des médias congolais.

 

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