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Tracasseries routières à Mbujimayi

Les transports en commun ne rapportent plus rien aux transporteurs à Mbujimayi. Les tracasseries des services de l’Etat sur la route asphyxient littéralement le secteur.

Il y a quelques années, les transports en commun étaient un véritable business pour les détenteurs de bus et de motos. Ils faisaient de bonnes affaires. Mais aujourd’hui, ce travail n’est plus intéressant.

Sur une seule course, un taxi-moto est soumis à une dizaine de check-points où à chacun d’entre eux il doit payer un droit de passage. S’il ne le fait pas, la moto est saisie et amenée à la fourrière. À cela s’ajoute une ribambelle de taxes : taxe vélo, taxe stationnement, contrôle technique, police d’assurance, taxe parking, taxe mairie, taxe commune… Si bien qu’à la fin de la journée, le transporteur se retrouve bredouille : toutes les recettes du jour ayant été dépensées dans les tracasseries.

Mendicité des services de l’État

Sur la route, on trouve des services tels que Transcom (Transport et communication), police de roulage, Sonas… Les agents de ces services exercent une véritable mendicité sur les transporteurs. Ils exigent cinq cent, mille ou deux mille francs à chaque passage. Les transporteurs sont ainsi traqués quotidiennement comme des gibiers.

Plus grave, les agents de Transcom opèrent sans uniforme ou insigne qui puissent les distinguer du reste de la population. Aujourd’hui sur la route, on ne sait pas qui est un agent de l’Etat et qui ne l’est pas. N’importe qui s’improvise percepteur de taxes routières.

Au finish, l’argent perçu va dans les poches des individus, au détriment du trésor public.

Par Heidi Kabuya

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