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La virginité, est-ce encore une valeur aujourd’hui ?

Parler des questions liées à la sexualité est considéré comme un tabou dans certaines familles congolaises. D’autres affirment que cela reviendrait à réveiller précocement chez les jeunes les désirs sexuels. Ce qui serait dangereux surtout  pour les filles car elles risquent de se dépraver. Et moi je dis tout haut que ce n’est qu’une grosse boule de préjugés enracinée dans le mental de parents congolais. L’histoire de Sona (nom changé), que je vous raconte ici en est une preuve.

Sona est une jeune fille charmante et introvertie. Sa mère, agent de la poste, était tout le temps partie au travail ; et son père, un avocat rigoureux, s’attardait souvent sur des dossiers difficiles à son cabinet loin de la maison. Bref, les parents de Sona n’avaient, pas de temps pour s’occuper d’elle.

A l’âge de 12 ans, quand Sona a eu ses premières menstruations, c’est à sa tante que ses parents ont donné la charge de lui inculquer cette phrase : « Tu es devenue une femme, fais attention, si tu t’approches d’un homme, tu seras enceinte. » Cette phrase, nous l’avons toutes entendue. Elle raisonne tellement dans l’esprit des jeunes filles que, parfois, elle ruine leur insertion sociale.  

La jeune demoiselle a gardé cet interdit dans son cœur, tel un verset de l’évangile. Arrivée à l’université, elle s’est vite rendue compte que la majeure partie de filles de son âge avaient  déjà acquis une expérience sexuelle avec les hommes, alors qu’elle, vierge, envisageait de le rester jusqu’au mariage.

Parler de la sexualité

Hélas, Sona commençait à se sentir mise à l’écart par le fait de n’avoir rien à argumenter lors des conversations sur les ébats intimes  de ses camarades. Finalement, elle a choisi de renoncer à ses convictions pour essayer de vivre en phase avec son entourage. Imitant ses amies de l’université, elle a eu des rapports sexuels avec des hommes. Conséquence, une grossesse non désirée, suivie d’un avortement qui a failli lui coûter la vie. Elle a avorté pour ne pas faire honte à ses parents qui jusqu’ici ont toujours vu en elle une fille vertueuse qui a gardé sa candeur d’enfance.

Ici je ne fais pas usage de ma plume pour appeler  les jeunes à l’abstinence avant le mariage, mais j’exhorte les responsables des écoles, les parents et les éducateurs sociaux à mettre de côté  nos barrières traditionnelles et à parler de la sexualité à nos enfants déjà à partir de leur puberté jusqu’à l’âge adulte. C’est à nous qu’incombe la responsabilité de leur éducation tant intellectuelle que sexuelle.

Ce manque d’information amène plusieurs filles à contracter des grossesses indésirables, des maladies sexuellement transmissibles, etc. Moins une fille est informée de sa situation sexuelle, plus elle est susceptible d’être abusée. Mieux elle est informée, mieux elle sait se protéger.

 


Vous pouvez lire aussi : Exiger la virginité d’une femme pour le mariage est ridicule

 

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Les commentaires récents (5)

  1. La Virginite Cause Un Grand Probleme Ces Jours,certains Disent Que La Chevre Que L’on Offre A La Maman Est Devenu Simplement Une Chevre De La Poitrine ou de seins (mbuji Wa Tshiadi Anyi WA Mabela) Et pour les autres:cette chevre garde encore sa valeur ancienne(la chevre de dos=mbuji wa nyima).et quant a nous,nous trouvons que bcps de parents et surtout les mamans percoivent illegalement cette chevre.et on le fait payer tres chere(100$) Alors Peut Etre Que La Fille Est Deja Defloree.Regretons Ensemble

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