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Bunia : à trois ans, la petite Irène vit déjà dans la rue

Après avoir perdu ses parents dans les toujours atroces violences de Djugu, Irène est une petite fille qui a suivi le groupe de déplacés installés dans la ville de Bunia. Dans cette capitale de la province de l’Ituri, en RDC, elle vit dans la rue depuis son arrivée. Pourtant, elle n’a que trois ans !

A Bunia, plusieurs enfants comme Irène vivent sans parent, sans domicile ni encadrement, ni centres d’accueil. Même les ONG censées travailler pour l’encadrement des enfants non accompagnés ne savent pas s’occuper de ces victimes des guerres qui n’en finissent pas.

Les enfants orphelins abandonnés

Tout au long de la journée, la petite Irène doit se battre dans la rue pour survivre comme le font d’autres enfants plus âgés qu’elle. Elle y subit des violences de tout genre : agressions physiques, morales, humiliations et faim, en plus d’être sans abris. La petite enfant et ses amis sont ainsi exposés à toutes les intempéries, et personne ne s’en préoccupe.

Je suis inquiète à l’idée que nous attendons la mort de ces enfants, à l’instar d’Irène pour nous voir nous mobiliser en vue de les enterrer. Que nous soyons-là à ne faire que des enterrements, alors que nous pouvons leur sauver la vie, c’est bien dommage et inhumain.

J’ai vu que parmi ces enfants de moins 12 ans, certains connaissent de petites drogues. Ils sont aussi tous exposés à des maladies graves comme Ebola ou le choléra… tant personne ne veille sur eux pour les en prévenir. Se droguer semble leur procurer un semblant de chaleur qu’ils n’ont pas.

Tous les enfants ont-ils vraiment droit à la vie ? Et quelle vie ?

D’après la coordinatrice de l’ONG Help for Africa, il y aurait environ 213 enfants de rue depuis le début de l’année 2019 à Bunia. Faute de financement, la prise en charge des enfants en difficulté comme ceux de Bunia reste encore difficile. Malheureusement, dans l’Ituri et même partout en RDC, le silence est total sur le sort et l’avenir de ces enfants qui n’ont pas choisi de perdre leurs parents dans les violences que leurs géniteurs n’ont même jamais provoquées. Nos dirigeants, malheureusement, ne font rien du tout pour eux.

Comment alors dire, comme l’exige la Constitution de notre pays, que la vie humaine est sacrée ? Comment dire que tout enfant congolais a droit à la vie, à l’éducation ou à la scolarité gratuite au primaire ?

 

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Les commentaires récents (4)

  1. Commentaire *c’est malheureux ici chez nous à bunia beaucoup d’enfants sont isolés dans la rue ce comme si nous manquons des autorités locales alors qu’ils sont là eux même voient comment ces enfants souffrent vraiment maintenant nous demandons juste l’aide de Dieu pour ces enfants

  2. Bonjour Habari.
    J’espère que vous allez bien. J’aimerai avoir une suite de la situation de la petite Irène et de ses ami(e)s.
    Merci