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Ecole primaire gratuite au Togo : la charrue devant les bœufs ?

Le gouvernement Togolais, en Conseil des ministres du 1er octobre 2008  a décidé de rendre l’école publique gratuite pour le préscolaire et le primaire. « Une initiative louable ! », applaudissait plus d’un à l’époque.  Sauf que dans son application, « la mesure salutaire »  de l’Etat a du plomb dans l’aile, malgré certaines avancées citées ici et là. Diagnostics !

Avant, au Togo, les élèves du cours primaire et de la maternelle doivent obligatoirement payer chaque année des frais de scolarité. Avec la mesure de gratuité, fini cette contrainte, au grand bonheur des parents. Surtout ceux qui jusque-là n’arrivent pas à inscrire leurs enfants à l’école, faute de moyens. Plus donc besoin de payer ni d’écolage, ni de cotisation parallèle. Le but est d’encourager l’alphabétisation au Togo.

Bien évidemment, dès l’entrée en vigueur de la mesure, les classes seront rapidement inondées entrainant d’énormes conséquences embarrassantes aux élèves, enseignants, parents, bref à tous les acteurs  impliqués dans le système éducatif.

Manque de préparation en amont, des incompréhensions, de l’escroquerie, de faux frais…

Il faut tout d’abord souligner qu’au niveau de la société civile, certains acteurs étaient dubitatifs quant à l’application efficace de la mesure, dès son annonce. « Nous l’avons accueillie avec un peu de crainte et de doute, et connaissant très bien ce qu’on appelle la gratuité de l’école, on se demandait si cela va véritablement aider le système éducatif togolais dans la mesure où le Togo venait à peine de sortir d’une crise politique et avec un grand coup que la qualité de l’éducation a reçu », nous confie Marcel Toyi,  coordonnateur de la Coalition Nationale Togolaise pour l’Éducation Pour Tous (CNT/EPT).

Selon ce dernier,  déjà à la rentrée scolaire 2008-2009, les acteurs de terrain notamment les instituteurs, institutrices et chefs d’établissements ont reçu un choc psychologique.  Ils n’y étaient pas préparés.

« Les préparer suppose qu’il doit avoir un plan de communication pour que les enseignants, les directeurs d’écoles, les inspecteurs et mêmes les parents qui confient les enfants à l’école comprennent  ce qu’on appelle la gratuité de l’école, comprennent que c’est le processus afin que chacun s’engage à accompagner la décision politique », explique à togotopnews,  le coordonnateur de la Coalition Nationale Togolaise pour l’Education Pour Tous (CNT/EPT).

Ainsi, déplore-t-il le manque d’infrastructures devant  accueillir le nouvel effectif indubitablement pléthorique. En effet, certains enfants quittent soit la maison, soit les écoles privées pour les publiques mais se trouvent confrontés aux problèmes de places. Une situation qui engendre des incompréhensions entre parents et directeurs d’école et également des déviances de la part de certains responsables d’établissement.

 

Lire la suite en cliquant sur ce lien : Togo Top News

*Cet article est publié dans le cadre du projet Naila (Nouveaux acteurs de l’information en ligne en Afrique). Il s’agit d’un projet de CFI comprenant 11 médias africains dont Habari RDC.

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