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Micro-Trottoir : les jeunes se prononcent sur la prostitution juvénile au Togo

Pour de l’argent, par goût du risque ou de l’aventure, parfois sous la contrainte, de nombreuses adolescentes se retrouvent aujourd’hui entraînées dans la prostitution juvénile. Elles font les beaux jours de plusieurs hommes qui pour satisfaire leur libido en régalent. Comme la plupart des villes africaines, la capitale togolaise enregistre un grand nombre de mineures prostituées. Selon les services officiels du Togo, 27.000 prostituées travaillent dans le grand Lomé ; 31% d’entre elles ont moins de 18 ans. Une situation complexe qui interpelle tous. Que faut-il faire pour réduire ce fléau qui constitue un véritable problème de société? Faut –il punir ou condamner ces jeunes prostitués ? Togotopnews donne la parole aux jeunes :

Ayam S, jeune ambassadeur sur les questions de la santé de reproduction

La recherche d’une solution à la prostitution juvénile amène à réfléchir d’abord sur les réelles motivations de ces filles qui s’adonnent à « ce métier ». Est-ce de manière volontaire ou par contraintes qu’elles l’exercent? Si c’est volontaire, il serait bien de chercher à connaître les circonstances qui les ont amenées à embrasser une telle profession. Primo, si les circonstances par elles évoquées ne semblent pas rationnelles, une application de mesures coercitives serait la bienvenue. Secondo, si les circonstances évoquées sont fondées, une application de mesures coercitives serait aberrante. Il serait bien de chercher à les accompagner afin de trouver les solutions adéquates pouvant être à même de les amener à vivre décemment sans qu’elles soient obligées de se donner sexuellement moyennant une quelconque rétribution. Si c’est par contrainte, il faut dans ce cas chercher à protéger les enfants de ces personnes qui les contraignent à se prostituer. Dans ce cas, une condamnation devrait être prononcée à l’encontre des proxénètes qui exploitent ces enfants. Très souvent, ce sont des personnes organisées en agence et la plupart du temps en gang, qui sont les dits proxénètes. C’est donc ces agences qu’il faut démanteler et condamner les détenteurs à de peines lourdes.

Nestor, Consultant-Environnementaliste

La prostitution juvénile est un fléau dangereux qui mine davantage nos sociétés. Elle est d’autant plus dangereuse que si rien n’est fait, cela risque d’embrigader toute une jeunesse, capitale vitale pour l’avenir de nos sociétés.  Pour y mettre fin,  il faut penser à un mécanisme propre de réinsertion sociale et professionnelle des jeunes qui s’adonnent déjà à cette pratique. Aussi faudra-t-il que les gouvernants s’attellent à régler à priori  la question du chômage qui est la racine pivotante de ce fléau. La stigmatisation et la violence, loin d’aider à régler le problème, contribuent plutôt à exacerber le phénomène.

 

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*Cet article est publié dans le cadre du projet Naila (Nouveaux acteurs de l’information en ligne en Afrique). Il s’agit d’un projet de CFI comprenant 11 médias africains dont Habari RDC.

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