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Les Bakata Katanga sèment de nouveau la terreur à Lubumbashi

Dans la nuit du vendredi 25 septembre 2020, des crépitement de balles inhabituels ont secoué la ville cuprifère de la RDC. À l’origine, une incursion surprise des miliciens séparatistes Maï-maï Bakata Katanga, réprimée par les éléments des FARDC.

« Urgent : les Maï-maï  ont fait incursion au centre ville de Lubumbashi », titrait samedi le site Congoprofond. Le média explique que ces miliciens séparatistes, armés de machettes entre autres, et chantant des hymnes sécessionnistes,  ont fait une descente surprise au centre ville de Lubumbashi. Une insurrection qui fait suite à une autre à environ six mois d’intervalle.

Politico quant à lui revient sur le bilan de l’incursion : 16 assaillants neutralisés, 3 morts dont 2 policiers décapités…

Des objectifs inconnus

« Que veulent les Bakata Katanga à Lubumbashi ? », s’interroge Congo durable. Le média écrit : «…face donc à cette persistance et répétition d’incursions, plusieurs interrogations refont surface. D’autant plus qu’un groupe d’autodéfense n’est pas naturellement censé opérer dans une grande ville où les moyens militaires sont imposants, surtout que les rebelles réussissent à traverser des quartiers entiers… »

Qui sont donc derrières ces incursions ? Que veulent réellement ces miliciens ? Étant donné l’incertitude sur les réelles motivations de ces miliciens, des ONG et autres organismes pensent que ces groupes  armés sont en fait soutenus par de hauts gradés et dignitaires katangais pour des motifs purement politiques. C’est ce que dit l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) qui « dénonce la complicité des autorités provinciales et des services des renseignements avec les miliciens Bakata Katanga », rapporte Actualite.

Le gouvernement promet de punir les auteurs et co-auteurs

« Les auteurs et complices de violences à Lubumbashi subiront la rigueur de la loi  ». Telles sont les paroles du Premier ministre Sylvestre Ilunga, rapportées par Politico. C’était au cours d’une réunion de sécurité organisée à la primature le samedi 26 septembre à la suite de l’attaque des Maï-maï.

Quoique la situation à Lubumbashi reste encore fragile, le  Premier ministre  « a appelé la justice à établir la responsabilité des auteurs », écrit la même source.

 

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