article comment count is: 0

C’est pas suffisant, mais c’est quand-même l’éclairage public à Mbujimayi

Il y a eu un temps où Mbujimayi avait de l’éclairage public en permanence. Mais cela fait des années. C’était quand la Snel était encore la Snel. Ensuite, tout est tombé en panne. Les câbles électriques ont été volés et les poteaux abîmés ou déterrés. Depuis, plus rien. La Snel elle-même n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Mais depuis ces deux dernières années, l’éclairage public renaît petit-à-petit de ses cendres dans la ville. On peut revoir la lumière sur le boulevard Laurent Désiré Kabila, la plus grande artère de Mbujimayi. Je parle de l’éclairage permanent et non du bricolage qu’il y avait avant et qui donnait de la lumière deux ou trois jours seulement et c’était tout.

Éclairage public aux panneaux solaires

Avec la technologie des panneaux solaires, la solution semble à portée de main. L’énergie photovoltaïque est moins coûteuse et accessible aux gagnepetits. Des lampadaires à énergie solaire sont désormais implantés sur des avenues telles que Kalonji, Lumumba et autres. L’implantation continue. Bien sûr, ce n’est pas suffisant et toutes les rues de Mbujimayi ne sont pas encore éclairées, mais je pense que c’est déjà quelque chose.

Nous souhaitons que faute de courant de barrages hydroélectriques qui coûte cher, les autorités puissent carrément investir dans l’énergie solaire. C’est plus facile. S’il y a de la lumière électrique dans plusieurs maisons pauvres aujourd’hui c’est grâce aux panneaux solaires. Il y en a pour tous les prix sur le marché. Mieux vaut cela que rien.

Le petit commerce en profite

Depuis que les lampadaires photovoltaïques sont installés, on assiste à une floraison de petites activités commerciales nocturnes au bord des rues éclairées. Salons de coiffure, cabines téléphoniques, vente de pains, jeu vidéo, réparation des motos… Bien sûr, ça existait toujours avant, mais ça n’allait pas trop au-delà de 20 ou 21 heures. L’éclairage aidant, cette fois-ci ça va jusqu’aux heures tardives. Comme quoi, le courant électrique booste aussi l’activité économique.

En plus, il y a moins d’insécurité nocturne quand la ville est éclairée. Je pense que beaucoup reste à faire à Mbujimayi et partout au Kasaï. Mais rien n’est difficile s’il y a la volonté.

 

Est-ce que vous avez trouvé cet article utile?

Partagez-nous votre opinion