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Travailler ou retourner à la fac ? Le choix difficile des étudiants de Goma

Avec l’arrivée du Covid-19, les étudiants congolais ont vu les cours s’arrêter du jour au lendemain. Certains ont alors pris un risque : chercher un emploi ou quitter la fac. Nous avons rencontré ces jeunes qui ont déserté les bancs de l’école et sont contents de l’avoir fait !

En République démocratique du Congo, personne ne l’avait envisagé. Personne n’avait imaginé que l’université pouvait fermer plus de quatre mois. Certes, les grèves ont toujours bousculé le déroulement des enseignements en RDC, mais jamais cela n’avait duré trop longtemps. La crise du Covid-19 a tout bouleversé. Face à cette contrainte, certains étudiants se sont mis à travailler pendant le confinement. Certains ont même trouvé des activités qui leur permettent de vivre dignement.

Renoncer au travail pour retourner à la fac ?

Lebon Kasamira est étudiant à la faculté de télécommunications, mais aussi contributeur au sein de Habari RDC. Au début de l’état d’urgence, le jeune homme a décroché un contrat de community manager à l’Unicef. Depuis, même s’il n’a pas encore pris une décision définitive, Lebon n’envisage pas de retourner à la fac.

Même histoire pour Gabriel Chizungu, étudiant en économie à l’Université de Goma. Il s’est lancé dans les activités commerciales pendant le confinement. Et en quatre mois seulement, son capital a quintuplé ! Gabriel s’en réjouit et ne veut plus poursuivre ses études. C’est même le déclic : il veut s’investir désormais pleinement dans les affaires et devenir un « grand entrepreneur ». « Il a fallu l’état d’urgence pour que je concrétise mes projets », confie-t-il.

L’école n’est pas l’unique chemin qui mène au succès

De toute évidence, l’école n’est pas la seule façon de réussir et de gagner sa vie ! Rappelons que beaucoup d’entrepreneurs à Goma n’ont pas étudié. Pourtant, ils ont gravi rapidement l’échelle sociale. Pour certains, ils gagnent même des millions. Alors, nous ne pouvons souhaiter qu’une chose à Gabriel et à tous ces jeunes qui ont choisi librement de poursuivre leur chemin sans la fac : bon vent, bonne chance et courage !

 

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