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Agadez : faire de l’utile avec les déchets plastiques

Malgré le décret communal interdisant l’utilisation du sac plastique à Agadez, force est de constater qu’il continue de polluer l’environnement. Partout le sac plastique est visible. Jonchant les artères de la ville. S’accrochant aux branches d’arbres. Le service de salubrité de la Mairie et certaines organisations non gouvernementales font de leur mieux pour contenir l’invasion du plastique mais en vain. « Il faut une véritable sensibilisation de la population d’Agadez pour ne plus voir les gens faire leurs achats avec des sacs en plastique. On en importe des tonnes et des tonnes à Agadez », remarque Elhadj Sani, agent en charge du service Hygiène et Assainissement à la Mairie d’Agadez.
Les coûts liés à la lutte contre l’insalubrité dans la commune d’Agadez sont élevés. « Plusieurs dizaines de millions de FCFA injectés qui pourraient bien servir ailleurs ! », confie un agent du même service.

Recycler le plastique pour en faire des tables-bancs

A Agadez, beaucoup d’initiatives de recyclage de plastique ont été menées mais n’ont pas répondu aux attentes. Ainsi un temps le plastique était ramassé et fondu pour servir à faire des pavés. Bien que l’initiative soit fort louable, elle a buté d’abord à la mévente du produit issu du recyclage et le manque d’appui financier ensuite.
Mais depuis quelques semaines, un jeune homme d’Agadez a trouvé la solution-miracle. Faire avec le plastique ramassé et traité des tables-bancs. Des tables qui sont cliniquement propres à l’utilisation et qui viennent compenser un manque énorme dans les écoles. Promoteur de #Tazolt, une initiative de gestion et recyclage des déchets plastiques, Mohamed Sidi est l’un de ces nombreux jeunes d’Agadez qui refusent de se laisser gagner par le défaitisme. De croire que la ville d’Agadez est vaincue par le plastique. Mohamed Sidi croit fermement que beaucoup d’opportunités s’offrent aux jeunes pour montrer leur engagement dans la lutte contre la pollution. « Il faut juste avoir de la passion et de la patience », explique le jeune Mohamed.

 

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*Cet article est publié dans le cadre du projet Naila (Nouveaux acteurs de l’information en ligne en Afrique). Il s’agit d’un projet de CFI comprenant 11 médias africains dont Habari RDC.

 

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