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Les enlèvements et les vols dans les taxis sont de plus en plus courants. 

L’insécurité dans ville province de Kinshasa est préoccupante. Après le phénomène Kuluna (attaques de malfaiteurs à l’arme blanche), on assiste également à des enlèvements par des taximans. Rose Monga (son nom a été changé à sa demande) a été victime d’un kidnapping. Témoignage.  

Peux-tu nous raconter comment cela est arrivé ?

C’était un samedi, je revenais de la répétition sur le boulevard ex 24 novembre et comme le transport était difficile, j’ai fait le pied à côté du palais du peuple sur huileries, devant le robot roulage, espérant avoir la chance d’attraper un transport.

Nous étions nombreux en train d’attendre le bus, soudain une Jeep arrive devant nous (c’était vers 19h30), le chauffeur nous dit qu’il allait vers Kingasani et j’étais la seule à avoir la chance de monter à bord, car il y avait déjà deux hommes derrières et un autre devant à côté du chauffeur.  Chemin faisant, nous sommes arrivés au niveau de 1ère rue Limeté, le chauffeur a remonté les vitres fumées de la voiture et a verrouillé les portières. La personne qui était assise devant, à côte du chauffeur, a commencé à me poser une multitude de questions : tu as quelle arme dans ton sac ? Tu es de quel parti politique ? As-tu de tracts dans ton sac ? Es-tu Congolaise ? J’ai voulu résister, celui qui était assis à côté de moi m’a mis un pistolet sur la hanche me demandant de n’est pas discuter.

Comment as-tu réagi ?

J’ai  ouvert mon sac et j’ai sorti tout ce que j’avais, ils ont pris mon argent, ma carte d’électeur et mon téléphone. Arrivés au niveau de 4ème rue sur le petit boulevard, ils m’ont fait sortir du véhicule avec le pistolet pointé sur moi et ils sont repartis à toute vitesse.

As-tu porté plainte à la Police?

Le lendemain de l’événement, j’ai fait une plainte contre l’inconnu adressée au responsable de la police provinciale de Kinshasa et je suis allée la déposer à la direction générale provinciale de la police en face de L’institut supérieur de commerce. Trois jours après, j’ai reçu un appel d’un officier de la police judiciaire, me demandant de passer dans leur Bureau à Gombe pour déposer l’argent qui permettrait de financer l’opération de recherche de ces criminels. J’étais complètement découragée. J’ai décidé d’abandonner.

Aujourd’hui, les politiciens ne parlent que de dialogue et d’élections, mais ils oublient que la sécurité de la population devrait passer avant toutes choses. Où sont passés les élus du peuple ?

 

 

 

 

 

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