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Mbujimayi, le vivier de la boxe congolaise ?

Depuis une vingtaine d’années, il s’avère difficile de battre les boxeurs de Mbujimayi sur la terre de leurs ancêtres. Deux pugilistes tanzanien et brazzavillois l’ont appris à leurs dépens. C’était lors d’un gala international de boxe organisé le samedi 14 octobre 2017 à Mbujimayi par Universal boxing organization (UBO). Les boxeurs de Mbujimayi, en l’occurrence Tshibangu Kayembe dit Bébé Rico et Ntumba Cobra ont remporté les deux ceintures mises en jeu par l’organisateur.

Ce gala international de boxe est une initiative du président de la Ligue nationale de boxe professionnelle, l’ex-champion du monde de boxe Mukadi Manda. Il s’est investi pour que cette compétition devienne un réel succès pour les boxeurs congolais. Au vu des résultats, le pari est gagné.

Les combats ont mis aux prises les boxeurs congolais (RDC) avec leurs homologues de la Tanzanie et du Congo Brazzaville pour des titres d’Afrique de version d’Universal boxing organization (UBO). Dans la cour de l’hôtel Métropole archi-comble malgré les menaces de pluie, les pugilistes de Mbujimayi ont réalisé un sans faute. Opposé au boxeur Kiaku Lewis du Congo-Brazzaville en catégorie des welters, le Mbujimayen Tumba Cobra a battu son adversaire par KO au cinquième round. Dans ce combat professionnel de huit rounds fois trois, le jeune boxeur kasaïen a consacré les trois premiers rounds à observer la situation, avant de sortir un coup fatal qui a renvoyé le Brazzavillois (sonné) dans les cordes. Ntumba Cobra signe ainsi sa première victoire internationale  et s’adjuge le titre de champion d’Afrique centrale version UBO.

Tshibangu Bébé Rico encore invaincu

La prestigieuse affiche de la soirée a opposé Tshibangu Bébé Rico de Mbujimayi au Tanzanien Chérif Abdallah en catégorie des super légers. Tshibangu Bébé Rico évolue au club Shark de Kinshasa. Ce jeune prodige de la boxe de RDC n’a pas fait de détails face à son adversaire. Le combat prévu en huit rounds n’aura duré en tout que deux minutes ! Par un crochet imparable, le boxeur congolais a stoppé net les ambitions démesurées du Tanzanien par KO. Il devient ainsi champion d’Afrique de sa catégorie version UBO.

Cette brillante prestation des pugilistes de Mbujimayi rappelle bien d’autres succès kasaïens en boxe. On peut citer la victoire de Sa Majesté Mukadi Manda en 2000 sur le Polonais Waldemar Barta Brzozowski avec à la clé le titre de champion du monde. Il y a également les victoires successives du boxeur Kalonji Mufika de Mbujimayi contre Matamba De batch de Lubumbashi et Maroy Sadiki du Kongo central. Et récemment, nul n’a oublié les triomphes de Patrick Mukala sur le Kenyan Daniel Wanyonyi et sur le Ghanéen Daniel Lartey.

Manque de moyens

Faisant référence à tous ces bons résultats, l’ancien champion du monde de boxe, Mukadi Manda a déclaré dans une émission télévisée : « La ville de Mbujimayi est la Mecque de la boxe en RDC. Il y a dix sept ans j’avais décidé de livrer mon combat de championnat du monde à Mbujimayi parce que je savais qu’il était impossible que mon adversaire me vainque sur la terre de mes ancêtres. »

Ces jeunes gens qui portent aujourd’hui l’étendard de la boxe congolaise ont émergé dans des conditions très difficiles. Tshibangu Bébé Rico et Ntumba Cobra ont fait leurs débuts dans ce sport à Maman Yemo, un quartier déshérité de la ville de Mbujimayi. Le manque d’encadrement les a contraints à émigrer vers Kinshasa où le Club Shark leur offre des conditions acceptables pour une bonne pratique de la boxe. Hélas, de nombreux autres talents naissent et disparaissent au Kasaï-Oriental faute de moyens et de structures d’encadrement.

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