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Des partis politiques font la loi dans les arrêts de bus à Lubumbashi

Plusieurs fois, j’ai assisté à des scènes où des militants des partis politiques font la loi dans les arrêts de bus à Lubumbashi. Très souvent, ils s’imposent et usent de menaces. Ils vont jusqu’à exiger de l’argent aux conducteurs.

Pour vous faire comprendre comment cela se passe à Lubumbashi, je vous relate des faits que j’ai vécus.

C’est un vol organisé

Je me demande si les leaders des partis politiques savent ce que leurs militants font dans les rues. Un jour, j’étais à bord d’un bus. J’ai vu des jeunes gens habillés en t-shirt d’un parti politique. Ils se sont attroupés près du chauffeur et lui disaient : « Utu libérer ! » [du swahili de Lubumbashi qui signifie en français « libère-nous »]. En d’autres termes : « Donne-nous l’argent. »

Lorsque les autres passagers et moi avons voulu savoir pourquoi, le conducteur nous a simplement répondu que depuis un temps ces militants des partis politiques perçoivent de l’argent sur les routes. Trois jours plutôt, j’avais assisté à un événement similaire.

Mais, ces gens perçoivent de l’argent en quelle qualité ? Depuis quand les partis politiques font-ils partie des services de perception d’argent dans le transport en commun ? Ils ne peuvent même pas réguler la circulation routière.

Plus grave, si un chauffeur refuse de donner de l’argent à ces jeunes, ils le menacent. Ainsi, ils reçoivent 500 ou 1000 francs congolais  par bus. Reconnaissons que c’est du vol ça ! Ces militants qui harcèlent ainsi les conducteurs, estiment qu’ils sécurisent les bus sur la route et que l’argent qu’ils perçoivent n’est qu’un encouragement pour leur dévouement.

Véritable anarchie

Dans un arrêt de bus, il y a plusieurs services publics : mairie, police de roulage, Acco (Association des chauffeurs du Congo) et d’autres services bien connus qui perçoivent de l’argent sur les transporteurs. Il est important que l’ordre soit rétabli et que chacun rentre à sa place. Ces mauvaises habitudes doivent cesser. Il ne faut pas profiter des partis politiques pour voler, escroquer, menacer… les partis politiques n’ont pas le droit de chasser un chauffeur d’un arrêt de bus ou d’exiger de lui quoi que ce soit. Ce comportement donne une mauvaise coloration aux structures politiques.

Les personnes qui commettent ces actes doivent être punies. Etre dans un parti politique ne veut pas dire qu’on est intouchable. Aux conducteurs des bus de dénoncer aussi ces habitudes. Que les leaders de ces partis apprennent à leurs membres la bonne conduite. La seule bonne façon de gagner de l’argent c’est de travailler.

 

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