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Pollution à Lubumbashi, notre pain quotidien

Je m’inquiète de la pollution causée par les entreprises minières et manufacturières installées dans les quartiers résidentiels de Lubumbashi, en RDC. La mère des pollueuses est sans doute la Gécamines, société publique qui exploite le cuivre et qui a pollué l’environnement pendant plus d’un siècle. 

Il y a près de cinquante ans, j’entendais souvent dire : « Tant que la cheminée des usines de Lubumbashi fumera, la Gécamines (entreprise publique productrice de cuivre) vivra. » La majestueuse cheminée, qui était presque le symbole de cette grande société, ne fume plus, et la Gécamines est presque morte. Mais une société privée, la STL, qui loue les concessions de la Gécamines à Lubumbashi, a monté une autre cheminée, certes moins majestueuse, mais à la fumée tout aussi nocive. Le comble, c’est que cette fumée, aujourd’hui comme jadis, finit en zone habitée. Et personne ne s’en inquiète.

Dans ce contexte, j’en suis venu à me demander s’il y a une société privée sur laquelle le pouvoir saura un jour peser de tout son poids pour garantir à ses citoyens « le droit à un environnement sain », comme prévu par la Constitution. La réponse est claire : c’est « non ! »

Les scènes de pollution sont malheureusement nombreuses. J’ai appris d’un ami, il y a quelques jours la pollution de la rivière Panda, à Likasi. « Une importante source d’eau de la ville de Likasi, a été polluée par les rejets liquides et acides d’une entreprise minière chinoise. La faune aquatique est décimée et, d’après les résultats de l’analyse qualitative de cette eau par un laboratoire de Lubumbashi, le PH est de 6, ce qui signifie qu’elle reste acide. ». Malgré cette atteinte à l’environnement, les autorités n’ont pas réagi ! Sans surprise, une nouvelle pollution est annoncée à Kolwezi où le gouverneur interdit d’utiliser l’eau de la rivière Luilu, sans indiquer d’alternative.

La pollution au Katanga intéresse au plus haut point la diaspora, qui se demande comment épargner les populations qui ne profitent pas de l’exploitation minière mais qui en ressentent les effets ? Les pollueurs sont pourtant connus, mais la difficulté c’est de les pousser à respecter les mesures sécuritaires en manière d’exploitation minière. Et, cela est un devoir de l’Etat. Mais quand des personnalités haut-placées sont citées dans les capitaux de certaines sociétés qui polluent, il n’y a rien à attendre de l’Etat pour que s’arrête la pollution.

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