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Prison centrale de Goma: l’enfer des prisonniers

La prison centrale de Goma « Munzenze », initialement construite pour abriter 150 détenus, compte aujourd’hui une moyenne de 1050 prisonniers militaires et civils dont une trentaine de femmes. Ces chiffres assez éloquents laissent tout de suite deviner les conséquences désastreuses et inhumaines qui s’en suivent.

C’est à l’époque coloniale qu’elle a été construite pour accueillir un maximum de 150 personnes. La prison centrale gomatracienne a vu depuis, sa population carcérale se multiplier entrainant des conséquences infernales sur le quotidien des détenus. Dans cette prisons où militaires et civils sont mêlés, du simple voleur de bétail au meurtrier, les criminelles les plus coriaces font la loi. La justice n’y a pas sa place, en tout cas pas telle que nous la connaissons dans son sens propre.

Munzenze, une petite république où la corruption n’a rien d’un concept illégal, une jungle où femmes et hommes luttent pour leur survie. Au-delà des maladies et des infections dues  à des conditions hygiéniques dramatiques, les détenus les plus faibles doivent aussi constamment faire des arrangements, des compromis,ou au mieux, acheter la protection des anciens pour éviter les tracasseries internes ou les agressions entre détenus.

C’est dans ce climat pour le moins hostile que survie la population carcérale de Goma. Nombreux sont ceux qui y passent des années sans jugement ou sans aucune idée de la raison de leur détention. Les autorités quant à elles, sont indifférentes à la situation. Peu de gens s’émeuvent du sort réservé aux prisons « ça n’arrive qu’aux autres, on ne réalise pas quand ça ne nous touche pas ».

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