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Surmonter les préjugés pour bien vivre avec l’albinisme

Vivre avec l’albinisme n’est pas pour lui un obstacle. Eric Kasonga, un jeune albinos d’environ 28 ans, s’en fout des préjugés dont il est victime. À la différente d’autres personnes albinos, il s’est intégré dans la société et mène une vie très courageuse. Il travaille et gagne sa vie comme tout le monde.

Mener une bonne vie dans une ville comme Mbujimayi n’est pas facile. Seuls les courageux s’en sortent tant bien que mal. Parmi ceux-là figure ce jeune albinos de mon quartier : Eric Kasonga. Gradué en sciences des langues et affaires de l’Université de Mbujimayi, il est actuellement journaliste à la Radio télé debout Kasaï, une radio locale. Il enseigne également le cours d’anglais dans une école de la place. Très courageux et motivé, ce jeune albinos est très actif dans les mouvements de défense des droits de l’Homme, notamment des personnes vivant avec l’albinisme. C’est ainsi qu’il gagne sa vie.

Malgré les obstacles et autres barrières sociales, Erick Kasonga a confiance en lui-même : « Je n’ai jamais considéré le fait d’être albinos comme une faiblesse pour moi. Je suis une personne à part entière. J’ai tous mes cinq sens. Au delà de cela, j’ai toujours été intelligent. Pour preuve, je n’ai fait que quatre ans a l’école primaire. Le directeur m’a fait sauter de la 3è à la 6è parce que j’étais intelligent. Mais il y a des personnes albinos qui se livrent à la mendicité et peuvent mourir pauvres. En tout cas, pas moi. »

Un albinos propre et entrepreneur

Certes, ceux qui connaissent bien Eric Kasonga peuvent témoigner. Sans beaucoup de moyens mais toujours bien sapé. Il est sociable et attire l’attention de presque tout le monde. Ce qui a fait de lui un des jeunes populaires dans le quartier. Il a été candidat malheureux aux législatives de décembre dernier. Sans complexe, il a accepté sportivement sa défaite. Comment vit-il alors son albinisme ?

Calmement, le jeune Eric lâche ces quelques mots: « La vie à Mbujimayi coûte très cher, non seulement pour les personnes vivant avec l’albinisme,  mais aussi pour tout le monde. Seulement, les conditions de vie pour les albinos sont un peu plus chères que pour les autres. En ce qui me concerne, j’ai confiance en moi-même et je prends soin de moi-même. Je sais ce qu’il me faut quand il fait très chaud. Quel habit porter et de quelle couleur ? Je me lave plus d’une fois par jour avec un savon approprié, C’est pourquoi mon corps est propre. Pour le reste, je travaille comme tout le monde, sans complexe. »

La vie de ce jeune albinos m’a appris beaucoup de choses. Un handicap physique n’est pas une excuse pour ne rien faire dans la vie. Car même celui qui roule sur une chaise roulante peut toujours servi son pays s’il a la volonté. Chers amis albinos, ne regardez pas le mépris dont vous êtes victimes dans la société, étudiez et travaillez pour contribuer au développement du pays.

 

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Les commentaires récents (1)

  1. Je t’encourage monsieur Éric et j’espère que dans les années à venir cette mentalité primitive disparaîtra