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RDC : ces nombreuses enquêtes toujours sans suite

En RDC, de nombreuses enquêtes officielles sont souvent classées sans suite. Le pays a pourtant fait face à des évènements tragiques : accidents de route, déraillements, inondations, éboulements, naufrages, crashs d’avions, tueries… Que dire de la corruption et des détournements des deniers publics ? Des investigations ont été faites, mais pour presque aucun résultat.

Les enquêtes dans plusieurs affaires, en vue d’établir les responsabilités, ont souvent accouché d’une souris. Voilà qui me fait dire que la RDC est un pays des enquêtes dont on ne connaît jamais l’issue. Malheureusement, c’est cela la réalité. Et c’est inquiétant.

Des enquêtes ouvertes mais jamais fermées ?

« Les enquêtes sont ouvertes pour établir les responsabilités ». Cette phrase vous l’avez certainement déjà étendue. Mais jamais on ne rend publics les résultats des enquêtes annoncées. En fait, on sait quand une enquête est ouverte en RDC, mais jamais quand elle prend fin. Le dernier cas en date est celui du crash de l’Antonov 72 qui assurait la logistique du chef de l’Etat. Cet aéronef s’est écrasé dans des circonstances qu’on n’a toujours pas élucidées. Depuis lors, silence radio. C’est seulement mi-décembre que le chef de l’Etat en fait mention, indiquant que les recherchent continuent.

Des enquêtes qui ne servent à rien

Finalement, j’en conclus que l’ouverture des enquêtes chez nous n’est qu’une stratégie pour calmer la clameur publique. Sinon, comment expliquer que des dossiers aussi sensibles comme le détournement de 15 millions de dollars, ou encore la corruption lors des élections des sénateurs, soient enterrés à petit feu ? Et ce, malgré le fait que les Congolais réclamaient que la lumière soit faite sur ces affaires ?

Jusqu’à ce que les choses changent, les enquêtes diligentées jusqu’ici n’ont visiblement servi à rien. En tout cas, c’est le cas de le dire. Normalement, les investigations doivent faire l’objet des rapports à mettre à la disposition du public. Mais ce n’est pas le cas. Voilà pourquoi nous disons que les dirigeants congolais ont des comptes à rendre au public.

Bref, on comprend que les enquêtes sont menées dans un but bien précis : non pas pour que les mêmes choses ne se reproduisent à l’avenir, mais plutôt pour protéger les présumés coupables. Ce n’est pas normal.

 

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