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Les agents de l’État ont aussi besoin d’argent !

Afin de relever ses entreprises, l’État congolais doit davantage considérer la question des salaires de ses fonctionnaires. Sans quoi, les sociétés publiques finiront un jour par disparaître.

Ce n’est un secret pour personne : les entreprises de l’État font vivre leurs agents dans la misère, au rythme d’arriérés et de maigres salaires.

Une triste réalité                                                                      

Tenez ! Les fonctionnaires de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) totalisaient en février 2019 227 mois d’arriérés de salaires. Et récemment, les employés de Kisenge Manganèse dénonçaient 200 mois de non paiement de leurs salaires.

Malheureusement, ils ne sont pas seuls. Ce schéma accablant se voit dans pratiquement toutes les entreprises publiques et devant cette situation, je m’interroge. Déjà, la paie est si maigre, on se demande pourquoi le gouvernement congolais ne fait pas un effort de la rendre ne serait-ce que régulière.

L’État n’a pas d’argent…

Prenons le cas de la Gécamines, par exemple. Dans les années 80, la société arrivait à produire plus de 465 000 tonnes de cuivre par an. Aujourd’hui, elle peine à élever sa production au-delà de 25 000 tonnes. L’entreprise a évidemment perdu sa gloire d’antan et la fatalité de cette conjoncture a eu des conséquences négatives sur la rémunération des agents.

Mais cette situation ne saurait à elle seule, expliquer l’irrégularité des paies. Puisque d’une part, ces sociétés continuent de produire et d’autre part, elles dépendent de l’État congolais qui en plus de réguler les différents secteurs du marché, continue de percevoir taxes et  redevances sur toute l’étendue de la République.

Au gouvernement de choisir

« Il faudra choisir entre le champagne pour quelques-uns ou l’eau potable pour tous », disait Thomas Sankara.

L’État congolais a les moyens de relever ses entreprises mais pour cela, il lui faudrait d’abord adopter des politiques qui rendront ses sociétés plus compétitives sur le marché. Ensuite alors, mettre fin à la loi du partage injuste.

Le gouvernement doit choisir d’offrir un salaire correct et régulier à tout le monde plutôt qu’une rémunération exorbitante pour certains et une misère sans nom pour les autres.

#FailliteEntreprisesRDC

 

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