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Les camps de déplacés de Kalemie ont-ils encore leur raison d’être ?

Depuis 2017, plusieurs endroits de la ville de Kalemie étaient occupés par des déplacés. Ces derniers venaient des différents territoires touchés par les conflits communautaires dans la province du Tanganyika. Mais après plusieurs efforts du gouvernement tant national que provincial, le calme et la cohésion sociale sont revenus petit-à-petit dans les zones de conflit.

Ce calme a permis le retour de plusieurs déplacés dans leurs milieux d’origine, avec l’appui des organismes du système des Nations-Unies.

Hélas aujourd’hui, force est de constater que malgré le retour de plusieurs déplacés chez eux, les autres ne veulent pas rentrer dans leur milieu d’origine pourtant déjà pacifié. Ils préfèrent vivre dans les camps, se déplaçant d’un camp à un autre. De quoi se poser plusieurs questions : veulent-ils rester dans les camps pour vivre de l’aide humanitaire du gouvernement et des ONG ? Ou alors, selon eux la pacification ne serait pas encore effective dans leur milieu d’origine ?

La vie n’est jamais facile dans un camp

Dans ces camps de déplacés, les familles vivent dans des conditions sanitaires médiocres, sans eau potable ni latrines dignes, etc. Tout cela les expose à un danger permanent d’épidémies mortelles. Autour des différents camps, des corps sans vie sont retrouvés sans qu’on ne sache la cause précise de leur décès.

Un cas récent a eu lieu dans le site des déplacés du quartier Kifungo à Kalemie. Un corps mort a été découvert sur l’avenue Kyomba le 06 septembre 2021. Ici, la cheffe du quartier parle de la famine comme cause du décès. Mais, dans une ville comme Kalemie disposant de terres arables et d’énormes potentialités agricoles, c’est dommage que les gens meurent de famine.

La raison est simple : la plupart des gens qui vivent dans les camps des déplacés (créés après le retour des autres dans leurs milieux d’origine), espéraient une vie facile grâce aux dons des humanitaires, mais cela n’est plus possible comme avant.

Les déplacés doivent quitter les camps

Les autorités politico-administratives feraient mieux de prendre une décision sur cette situation. Il faut détruire les camps de déplacés non valables et réintégrer leurs occupants dans la communauté. C’est la meilleure solution.

Les gens doivent travailler pour gagner leur vie et non dépendre des dons dans les camps. C’est le travail qui ennoblit l’homme, dit-on.

 

 

 

 

« Cet article est écrit avec l’appui technique d’Internews, grâce au financement de la coopération suédoise, l’USAID et la coopération suisse.  Les opinions partagées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les vues de l’Agence Suédoise de Développement International (ASDI), de l’USAID, la coopération suisse, ainsi que des gouvernements suédois, des États-Unis et suisse. »

 

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