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Cultiver son petit potager et économiser de l’argent

La pluie est de retour à Lubumbashi et partout en RDC. Comme depuis plusieurs années, je cultive un petit jardin. Je ne paie plus le sombe (feuilles de manioc), plus de feuilles de patates douces, d’arachides fraîches, d’oseille… Puisque j’en ai suffisamment dans mon jardin !

Imaginez à quel point ceci est une épargne. Faisons un petit calcul pour le comprendre ! Chaque jour, pour nos repas en famille, il faut 4 à 6 grosses tomates, des gousses d’oignons, 3 ou 4 bottes de choux, amarantes ou feuilles de manioc. Le tout avoisine 3000 francs congolais, soit environ 1.5 dollars américains.

Calcul rapide !

Ce n’est rien du tout, n’est-ce pas ? Mais imaginez cela sur la semaine, puis sur l’année (365 jours x 1.5 USD). On atteint quelques 547,5 USD l’année. Plusieurs mois de revenus pour des gens qui se débrouillent dans le petit commerce au Congo. Et, pour parler rêveusement comme un économiste, de quoi financer une petite affaire : une pâtisserie du quartier ? Une épicerie ? Tout est possible !

Je n’apprécie pas, personnellement, d’aller payer des légumes dans un supermarché quand je peux en produire moi-même à la maison. Je l’ai appris de ma mère, qui tient toujours un petit jardin dans un coin de sa parcelle. Chez moi, depuis 4 ans, je fais pareil. Cette pratique nous permet de ne pas dépenser de l’argent pour ce genre de besoins.

Nous pouvons épargner plus encore !

Nous y pensons malheureusement peu : dans notre alimentation, les légumes nous coûtent cher. Parfois plus cher que certains aliments comme les chinchards (Mpiodi), à Lubumbashi. On peut obtenir un seul de ces poissons jusqu’à 1.6 dollar américain. Jamais à ce prix-là on arriverait à préparer un repas de légumes.

La solution est simple, n’est-ce pas ? Je suis sûre que nous pouvons minimiser encore beaucoup d’autres dépenses. Avec de l’argent ainsi épargné, nous pouvons soit assister nos proches, soit financer d’autres besoins comme les soins de santé, une alimentation équilibrée ou encore l’éducation de nos enfants.

Il faut noter, en plus, que lorsque nous tenons un potager, nous avons une occupation de plus dans notre demeure. C’est une occasion pour couper les herbes alentour, évacuer des saletés. Nous gagnons doublement !

 

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