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Désignation du président de la Céni : il faut décharger les religieux

Les confessions religieuses ont la responsabilité de désigner le président de la Céni. Mais jusqu’à présent, elles ne parviennent toujours pas à s’entendre. Chacun campe sur ses positions et ne veut faire aucune concession. Dans ce cas, pourquoi ne pas leur retirer cette prérogative ?

D’abord, les huit confessions religieuses n’ont pas les mêmes croyances sur la Bible. Catholiques, protestants, musulmans, kimbanguistes et églises de réveil sont tellement opposés entre eux-mêmes. Comment voulez-vous qu’ils s’entendent ? Chacun voit les choses en fonction de ses convictions religieuses. J’exhorte donc ces hommes de Dieu à transcender leurs divergences pour donner rapidement au pays la personne qui doit diriger la Commission électorale nationale indépendante.

Si les religieux ne s’accordent pas, essayons les « païens » !

Étant donné que les confessions religieuses ont toujours du mal à accorder leurs violons, doit-on bloquer la marche du pays pour autant ? Alors que le temps passe et tout le monde exige la tenue  des élections en 2023, faut-il croiser les bras et laisser les pères spirituels se quereller éternellement ? Je pense qu’on peut essayer d’autres Congolais, notamment ceux qui ne sont pas religieux…

Voilà qu’à chaque élection, les chefs des confessions religieuses se soupçonnent de corruption. Les uns parlent le même langage que le pouvoir en place, les autres ont la même rhétorique que l’opposition. Cela prouve à suffisance que l’église n’est pas totalement au milieu du village, comme ils nous le font croire. Selon moi, on devrait les décharger de la responsabilité de désigner le président de la Céni et confier l’organisation des élections au ministère de l’Intérieur.

De toute façon, la crédibilité des élections est fonction d’un Etat de droit où règnent la vraie démocratie et le respect du vote exprimé par les citoyens dans les urnes. Qu’il s’agisse de la Céni ou non c’est toujours le gouvernement qui garantit ou non la crédibilité des élections. D’ailleurs, même les pays les plus démocratiques sont confrontés à des défis liés à l’organisation d’élections crédibles et transparentes. L’exemple le plus récent est celui des dernières élections aux USA.

 

 

 

 

« Cet article est écrit avec l’appui technique d’Internews, grâce au financement de la coopération suédoise, l’USAID et la coopération suisse.  Les opinions partagées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les vues de l’Agence Suédoise de Développement International (ASDI), de l’USAID, la coopération suisse, ainsi que des gouvernements suédois, des États-Unis et suisse. »

 

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