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Un nouveau médicament pour soigner la maladie du sommeil

La maladie du sommeil ou trypanosomiase, transmise par la mouche tsétsé, est très présente dans les zones tropicales d’Afrique. Selon l’ONG Drugs for Neglected Diseases Initiative, 65 millions de personnes sont exposées à cette maladie, très fatale si elle n’est pas prise en charge. La RDC est le pays le plus touché par la trypanosomiase.

Les efforts fournis au cours de la dernière décennie ont permis de réduire le nombre des cas, passant de 27 000 en 1996 à moins de 2 200 en 2015, mais le défi reste énorme car 85% des cas recensés au monde sont localisés au Congo-Kinshasa. Quand la RDC était encore une colonie belge, la maladie du sommeil y faisait des ravages. Dans le documentaire « The Last Mile » consacré à la sensibilisation sur la trypanosomiase en RDC, l’organisation non gouvernementale Drugs for Neglected Diseases Initiative (DNDI) note qu’une centaine de milliers de personnes sont mortes de cette maladie.

« En 1960, les autorités avaient déclaré l’éradication totale de cette maladie. Mais entre 1970 et 1990, la résurgence de l’épidémie en RDC et dans les pays voisins emporta de milliers de vies  humaines », révèle le film posté sur la chaine YouTube de l’ONG. Dans ce film, il est précisé que le seul traitement à l’époque était un vieux dérivé de l’arsenic très toxique, tuant un patient sur vingt. « Il était appelé le feu dans les veines », relate la vidéo.

De meilleures compétences

Dans une interview exclusive d’Habari RDC, Bernard Pécoul, fondateur et directeur mondial de l’ONG DNDI a annoncé que grâce aux recherches conduites sous l’initiative de son organisation, le Fexinidazole, un traitement efficace et plus facile à administrer, va bientôt être disponible en RDC.

Au cours des recherches ayant permis la mise en place de ce médicament oral, les membres du personnel de santé des zones affectées par la maladie du sommeil, ont acquis des connaissances qui serviront également dans le diagnostic des autres pathologies. Et ce programme a contribué à faire dépister entre 500 000 et 1 million de patients exposés à cette pathologie. « Beaucoup de membres du personnel de santé des zones affectées par la maladie du sommeil ont appris à conduire les essais cliniques sur la trypanosomiase humaine africaine. Ils sont donc capables de mener les essais cliniques sur les autres maladies grâce à l’apprentissage acquis dans ce processus », fait remarquer le directeur de DNDI.

Désormais une journée nationale de la trypanosomiase humaine africaine

Le ministère de la Santé de RDC a officiellement lancé en avril dernier à Kinshasa la première journée nationale de lutte contre la trypanosomiase humaine africaine (THA), communément connue sous la dénomination de « maladie du sommeil ». Pour Oly Ilunga Kalenga, ministre congolais de la Santé, cette première célébration marque un pas décisif dans l’engagement du pays pour l’élimination à l’horizon 2020 de cette maladie tropicale négligée dont 85% de cas recensés au monde sont localisés au Congo-Kinshasa. « Le plan pour éliminer la maladie du sommeil repose sur le nouveau test rapide de diagnostic, le traitement et les pièges contre la mouche tsétsé, parasite de transmission de la trypanosomiase », a expliqué le ministre.

Lors du consortium composé de partenaires du gouvernement congolais dans son volet de lutte contre la maladie du sommeil, Oly Ilunga déclarait : « Grâce à l’engagement mondial de lutte contre les 17 maladies tropicales négligées, l’engagement du gouvernement de la République démocratique du Congo, les nouvelles technologies et une approche innovante de dépistage, les jours de la trypanosomiase humaine africaine sont comptés. »

 


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