Pendant tout le mois d’octobre, plusieurs quartiers de Goma ont accueilli une campagne de sensibilisation à la prévention et au dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus. Portée par le Groupe de travail Santé sexuelle et reproductive (GT SSR), dont fait partie l’UNFPA, en collaboration avec Heal Africa, la Société congolaise de la pratique sage-femme et le réseau des organisations de jeunes AFRIYAN RDC, cette initiative rappelle que la lutte contre ces maladies ne doit pas se limiter au mois d’Octobre rose.
La campagne s’est clôturée vendredi 30 octobre par un atelier réunissant des organisations de jeunes autour d’un enjeu essentiel : passer des orientations nationales aux actions concrètes dans les communautés.
Au programme figuraient la présentation du Plan stratégique national ainsi que des normes et directives relatives à la prévention et à la prise en charge de ces cancers. Les échanges ont également porté sur le dépistage du papillomavirus humain (HPV), la détection précoce des anomalies mammaires, la continuité des soins et l’accompagnement des patientes.
Des recommandations ont été formulées pour renforcer l’engagement des jeunes dans la sensibilisation et la mobilisation communautaire.
Poursuivre la mobilisation au-delà d’Octobre rose
Pour Yao Konan, chef du bureau décentralisé de l’UNFPA à Goma et dans la zone Est, la fin du mois d’octobre ne doit pas signifier la fin de la mobilisation.
« Octobre rose vient de s’achever, mais la lutte pour la prévention du cancer du sein et du col de l’utérus continue », rappelle-t-il.
Il insiste sur la nécessité de poursuivre cet engagement au-delà des campagnes ponctuelles : « C’est un serment que nous allons continuer tous les jours à honorer pour sauver des vies des femmes et filles. »
Cet engagement passe notamment par une présence accrue dans les quartiers et auprès des communautés, afin de toucher davantage de femmes et de jeunes filles.
« Portons ce flambeau de la lutte encore plus haut et loin pour qu’aucune femme ne soit plus oubliée dans nos quartiers, dans notre communauté », lance Yao Konan.
Il assure enfin que l’UNFPA et ses partenaires continueront d’accompagner les organisations de jeunes dans cette mobilisation.
Car si Octobre rose se termine, la prévention, l’information et le dépistage précoce doivent rester des priorités tout au long de l’année.
