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Kisangani inapita bulaya : voici six défis pour que cela soit vrai

Depuis longtemps on répète : « Kisangani ina pita bulaya », traduction : « Kisangani est mieux que l’Europe. » Voilà en vérité une façon de dire sa fierté pour sa ville et son pays. Mais il faudrait rendre cela réalisable.

Évidemment, la ville de Kisangani, qui est presque paradisiaque, a tous les atouts pour que ses habitants la comparent à l’Europe. Mais elle a subi plusieurs guerres. À mon avis, il suffit donc, théoriquement, d’un petit coup de balai et de volonté pour que ce vœu prenne corps. Car, à Kisangani, il y a de bonnes choses : accueil chaleureux des visiteurs, excellents lieux de loisir, culture du pardon et de tolérance…

Mais voici l’envers de ce décor, si bien que la phrase « Kisangani inapita bulaya » n’est qu’un simple vœu et non une réalité. Je vous présente six défis de cette ville.

     1. Piteux état des routes

Il est vrai que de nombreux embouteillages que les habitants rencontrent sur les routes ne minent pas la ville. Mais ces mauvaises routes la rendent hideuse.

Les belles routes macadamisées héritées de la colonisation belge et dans une moindre mesure, de la deuxième République, se sont détériorées.

    2. Electricité quasi-inexistante

De nos jours, les bienfaits de l’électricité ne sont plus à démontrer.  Pourtant à Kisangani, sur six communes de la ville, seule Makiso est bien alimentée en énergie électrique. Ce n’est pas digne d’une si grande ville : la troisième de la RDC après la capitale Kinshasa et Lubumbashi.

    3. Moyens de transport moyenâgeux

Si les « Toleka », les transporteurs par vélo tendent à disparaitre, les moyens de transport qui desservent la ville ne sont pas modernes : le principal reste le taxi-moto. Seulement quelques taxi-bus assurent le transport en commun. Et ils entassent des clients comme des sardines.

    4. Insalubrité, promiscuité

C’est un trait commun à presque toutes les villes congolaises : l’insalubrité criante. Et Kisangani-ville n’échappe pas à cette réalité. Les immondices sont déversées partout : dans les rues, les caniveaux… Faut-il se demander la source de certaines maladies, comme la malaria ?

Il faut aussi compter cette autre réalité qui explique un peu ceci : à Kisangani, on adore vivre coincé dans des logis moins spacieux. Pourtant, la ville a encore beaucoup de terres où l’on peut construire.

    5. Le commérage

À force d’être trop solidaires, mais aussi de vivre trop mêlés ou coincés, certaines personnes confondent la vie publique et la vie privée. À Kisangani, le commérage bat son plein, on se mêle de la vie privée d’autrui sans gêne. Certains y passent leur temps au lieu de faire ce qui leur est essentiel. Occupez-vous de ce qui vous concerne et avançons !

    6. « Bâchement »

À Kinshasa, on l’appelle Matolo, à Kisangani « Bâchement », cet esprit d’oisiveté et de paresse des jeunes qui vivent comme des parasites. Ils passent leur temps à mendier, à couvrir des éloges les riches et les politiciens pour en tirer de l’argent.

Le jeune chanteur Innoss’B (Innocent Balume) n’a-t-il pas dit : « Na pete Kaka bongo, yo pe ba pesa yo ? », pour dire : pourquoi vouloir tout avec facilité ? Dans la vie, l’homme doit manger à la sueur de son front, évitons d’être flemmards !

 

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Les commentaires récents (7)

  1. VRAIMENT en vrais dire tu as 8/10 avec ton meilleur inspiration , inspirer par DIEU lui_même ! kisangani ina pita bulaya kweli ? si on met un congolais en europe pendant 1à2mois epuis on lui dit de rentrer ici chez_nous , vraiment jsuis pas sûr qu’il accepteras d’ailleur il verat comme tu veux retourné sa vie encors en arriere ! il y a beaucoup à dire mais nous reservons nos bouches …

      1. Bien dis mn grand, dns cette vie il ya ps personne qui peut venir t’aider si tu fais l’effort tu pourras trouver l’aide.il faut que nous la jeunesse nous puissions travailler dur pour faire la fierté de notre beau pays,