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Liberté d’expression : trois limites à ne pas franchir sur Internet

Dans notre pays, la RDC, différentes lois nationales et internationales garantissent la liberté d’expression. Chaque citoyen est donc libre de s’exprimer. Cependant, il ne faut pas oublier qu’il y a des limites à ne pas franchir. Je vous en cite trois.

Il faut toujours être vigilant et contrôler les propos qu’on tient en milieu public ou sur Internet. Si vous franchissez les limites de la liberté d’expression, vous commettez un délit, qui peut même vous coûter votre liberté ou d’autres sanctions. Voici donc trois limites à la liberté d’expression à ne pas franchir.

      1. Les insultes

Aujourd’hui sur les réseaux sociaux, plusieurs personnes se lancent dans les injures pour exprimer leur désaccord ou mécontentement. Recourir aux paroles qui blessent d’une manière grave et consciente, oubliant même que les victimes peuvent s’en servir contre vous, est une grave erreur qui peut coûter cher. Vous êtes peut-être libre de ne pas soutenir un point de vue, mais cela ne vous autorise pas à propager des insultes sur Internet. Souvent, c’est par manque d’arguments solides que certaines personnes s’adonnent aux injures. Si vous êtes victime, vous pouvez prendre les captures d’écrans et porter plainte contre l’auteur pour injures publiques.

     2. Les diffamations

Il faut entendre par diffamation toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération à une personne ou un groupe de personnes. Il m’arrive de lire les commentaires sur certaines publications sur les réseaux sociaux. Je suis toujours étonné de la facilité avec laquelle certaines gens traitent les autres de voleurs ou de détourneurs. Je suis tout à fait d’accord qu’il faut dénoncer le mal. Seulement, il faut avoir les preuves de vos allégations pour vous défendre au cas où seriez trainé devant la justice.

     3. Les outrages

Ici, il faut retenir que les outrages portent atteinte à la fonction et non à la personne. C’est donc une limite à la liberté d’expression qui vise à protéger certaines fonctions publiques. Par exemple, sous la présidence de Joseph Kabila, on entendait parfois dire, qu’un tel a été arrêté pour outrage au chef de l’Etat. Et même tout récemment, Jean-Bosco Assamba, député de la province de l’Ituri a été placé en détention au terme d’une comparution devant un procureur militaire qui l’avait accusé d’outrage au chef de l’Etat. Ce député avait affirmé, en avril dernier, que le président congolais Félix Tshisekedi « trompe beaucoup ».

Cette déclaration est de nature à porter atteinte à la dignité ou au respect dû à l’institution président de la République. Heureusement pour lui, il a été relaxé quelques heures après, grâce à l’intervention personnelle du chef de l’Etat.

En bref, il faut savoir que la liberté d’expression n’est pas synonyme de libertinage. Je n’ai cité que trois limites, mais la liste est loin d’être exhaustive. A bon entendeur, salut !

 

*Cet article est écrit avec l’appui technique d’Internews, grâce au financement de la coopération suédoise, l’USAID et la coopération suisse.  Les opinions partagées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les vues de l’Agence suédoise de développement international (ASDI), de l’USAID, du gouvernement suédois et du gouvernement des États-Unis.

 

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