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La photographie, un travail de secours pour de nombreux Kinois

Un appareil photo professionnel, un logo et quelques connaissances graphiques, le tour est joué, vous avez votre entreprise. Le succès de la photo à Kinshasa, la multiplication  des agences d’images et le côté entrepreneurial de cette activité attirent les jeunes.

Hier, la photo professionnelle était un luxe que seuls les magazines et autres journaux pouvaient se permettre. Nous pouvions nous contenter de la photo amateur comme souvenir. A ce jour, plus aucune barrière : tout le monde peut faire de la photo professionnelle. Sur Facebook, dans les albums à la maison, dans les téléphones… N’importe qui à Kinshasa fait la cour aux photos pro.

Les jeunes sans emploi parviennent à se construire une profession grâce à la photo. Pour comprendre ce phénomène, une organisation de jeunes évoluant dans ce domaine partage son expérience.

Faire de la photo un emploi

Raph Events est une organisation des anciens du collège Saint Raphaël. Ces jeunes encore étudiants souhaitent voler de leurs propres ailes. Pour cela, ils se sont lancés dans l’univers de la photographie. Tout a commencé par un appareil photo pro que détenait l’un d’entre eux. La qualité des images produites par cet appareil attirait les étudiants. L’idée leur est venue de faire ensemble le métier de photographe. Ce groupe de jeunes, dont l’âge varie entre 19 et 24 ans, s’est donc lancé dans l’aventure. Ils ont commencé en organisant des shootings photo dans leur université à un prix promotionnel.

Très vite, ils reçoivent des invitations pour couvrir des manifestations. Ils travaillent lors d’activités comme les marches de santé, des journées culturelles ainsi que le sport. Lentement mais sûrement, ils font des progrès. Aujourd’hui, ils servent d’exemple à des centaines de Kinois qui leur ont emboîté le pas et vivent désormais de la photographie évènementielle.

« Moi j’ai commencé la photographie après mes études secondaires. Je faisais des photos personnelles, mais la qualité était professionnelle et depuis, je m’y suis lancé oubliant même mes études de base », explique le jeune Yves Kojan.

La clientèle féminine très sûre

Ces jeunes affirment que la plus grande partie de leur clientèle est composée de filles de 15 à 35 ans. Elles aiment se faire photographier même sans occasion spéciale. « Les étudiantes investissent facilement dans la photo. C’est ainsi que l’affaire avance mieux dans le monde universitaire », constate un autre jeune photographe.

Avec ce travail, les étudiants subviennent à leurs besoins et parviennent à aider leurs familles. Ils participent également à la création d’emplois à Kinshasa.

Donc, entreprendre n’est pas si difficile. Il suffit juste d’observer ce qui manque dans son environnement pour trouver des solutions et gagner de l’argent. Le plus grand ennemi de l’entrepreneuriat est le souci de tout posséder au préalable, pour concrétiser son projet. Il faut commencer petit pour être grand !

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