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Le proxénétisme, une infraction très mal connue à Kisangani

Malgré le principe de droit qui dit : « Nul n’est censé ignorer la loi », certaines infractions restent très peu connues de la plupart des citoyens. C’est le cas de la pratique du proxénétisme. J’ai vu à Kisangani des jeunes chercher des femmes pour qu’elles couchent avec certains hommes, moyennant de l’argent. Problème : ces jeunes ne savaient pas que ce qu’ils faisaient était contraire à la loi.

On peut définir le proxénétisme comme le fait de générer du profit sur l’activité de prostitution d’autrui grâce au pouvoir que l’on exerce sur les personnes qu’on livre à cette prostitution. En d’autre terme c’est le fait de tirer des revenus de la prostitution d’autrui. Dans beaucoup de cas en RDC, ce sont les femmes qui sont victimes. Sommes-nous au courant de cela ?

Une pratique qui expose les femmes

Le métier de proxénète expose les femmes à beaucoup de dangers. A Kisangani, les proxénètes sont parfois obligés de droguer les femmes qui tombent dans leur piège pour augmenter leur performance au lit et maximiser les recettes de leur business. Les conséquences sont graves pour ces femmes  : elles contractent des maladies sexuellement transmissibles, ou encore des grossesses non désirées. Il y a aussi des cas d’avortements non protégés, qui parfois peuvent conduire à la mort.

Que dit la loi congolaise ?

Comme on l’a dit plus haut, le proxénétisme est une infraction en RDC. Il est puni par l’article 174 bis du code pénal congolais livre II qui stipule : « Sera puni d’une servitude pénale de 3 mois à 5 ans et d’une amende de 50 000 à 100 000 francs congolais :

  1. Quiconque, pour satisfaire les passions d’autrui, aura embauché, entrainé ou détourné, en vue de la débauche ou de la prostitution, même de son consentement, une personne âgée ou apparemment âgée de plus de 21 ans. […];
  2. Quiconque aura tenu une maison de débauche ou de prostitution ;
  3. Le souteneur : le souteneur est celui qui vit, en tout ou en partie, aux dépens d’une personne dont il exploite la prostitution ;
  4. Quiconque aura habituellement exploité de quelque autre façon la débauche ou la prostitution d’autrui. »

J’estime qu’il faut beaucoup de sensibilisation pour mettre fin à ce phénomène. La femme devrait prendre conscience de sa valeur. Elle ne devrait pas offrir son corps pour satisfaire l’appétit sexuel de quelqu’un contre de l’argent.

 

 

 

 

« Cet article est écrit avec l’appui technique d’Internews, grâce au financement de la coopération suédoise, l’USAID et la coopération suisse.  Les opinions partagées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les vues de l’Agence Suédoise de Développement International (ASDI), de l’USAID, la coopération suisse, ainsi que des gouvernements suédois, des États-Unis et suisse. »

 

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Les commentaires récents (1)

  1. C’est triste d’entendre ces genres de choses pourtant c’est vrai. La femme doit changer et cesser de se résumer à la beauté physique. Elle est bien plus que ça et peut faire tout ce que l’homme fait. Il faut beaucoup de sensibilisation pour aboutir à un bon résultat. Je crois que ça va aller. Mais, on devrait aussi nous méfier de l’acculturation. Un facteur toxique