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Le Rassemblement de l’opposition restera-t-il uni jusqu’au bout ?

En RDC, les alliances politiques se font  et se défont au gré des circonstances. Les leaders du Rassemblement de l’opposition qui avaient parié sur la chute de Joseph  Kabila le 19 décembre 2016 se sont trompés. Voilà qu’après le 19, le « Raïs » est toujours au pouvoir, et rien n’indique qu’il va partir. 

À ce stade du débat politique, il faut  reconnaître que les pronostics du « Rassemblement » de faire tomber Kabila ont malheureusement échoué. Le combat pour l’alternance  doit continuer et nul ne peut prédire la date de la victoire. Heureusement qu’un accord politique vient d’être signé.

Combien de temps le « Rassemblement » va-t-il tenir ? 

En politique, il faut de la patience et des nerfs solides. Nombreux commencent bien le combat, mais finissent par se lasser en cours de route. Aujourd’hui, toute la question est de savoir si le Rassemblement va rester uni jusqu’au bout ou alors va-t-il se diviser. On sait que des opposants comme Tshisekedi et Moïse Katumbi peuvent rester constants et fidèles à leurs idéaux.

Les autres par contre risquent de se disperser quand les choses tirent en longueur. 

Nombreux s’étaient ralliés au « Rassemblement » espérant que Kabila tomberait vite le 19 et que le régime spécial serait instauré pour qu’ils aient des postes et des ministères. Cette éventualité n’avait  pas eu lieu. Vont-ils rester dans l’opposition jusqu’à obtenir l’alternance au pouvoir ? Le nouvel accord qui sonne comme un nouveau partage du gâteau va-t-il les unir ou les séparer ? Dieu seul sait l’avenir.

Déjà des défections enregistrées 

Rarement au Congo l’opposition parle le même langage tout le temps. Elle se bat toujours en ordre dispersé. C’est donc ce qui l’affaiblit chaque fois. Déjà certains membres du « Rassemblement » s’étaient fait convaincre de rallier la Majorité au pouvoir. C’est le cas entre autre de Marcel Kyungu fils de Gabriel Kyungu Wa Kumwanza coordonnateur du « Rassemblement » au Katanga.

D’autres  encore sont partis de cette plateforme tshisekediste pour rejoindre l’opposition dite modérée.

Exemple : Willy Mishiki, vice ministre honoraire de la transition à l’époque de Mobutu. Il n’a pas hésité à aller signer l’accord politique produit par Edem Kodjo sans l’aval du « Rassemblement » dont il faisait partie.

 

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