Thérèse Kirongozi, la mère du robot-roulage en RDC

Si le développement de l’Afrique peine à venir par les hommes, sûrement qu’il viendra par les femmes africaines. La Congolaise Thérèse Kirongozi, 43 ans, est l’une de ces femmes qui font changer les choses. Elle a créé un robot humanoïde qui joue le rôle de policier de roulage dans les rues de Kinshasa. Son nom: « robot-roulage ». Une innovation qui marche tellement bien qu’elle pourra s’exporter dans d’autres pays africains. Déjà elle a reçu le prix de l’innovation 2017-2018 #WorldsafeAwards à Atlanta aux États-Unis.

À Kinshasa, de la même manière que les Congolais se disputent les postes politiques à longueur de journée, les voitures aussi se disputent le passage sur les ronds-points et les bifurcations, créant de nombreux accidents souvent mortels. La plupart des feux de signalisation dans la capitale sont en panne parfois depuis des années. Et quand ils fonctionnent, ils sont trop petits pour mettre fin à la cacophonie de ces chauffeurs congolais trop pressés pour arriver à leurs lieux de rendez-vous, à leurs bureaux ou dans les bars.

Un robot-roulage dans une rue de Goma à l’est de la RDC

Les policiers de roulage en RDC, il faut les corrompre pour passer. 500 à 1000 francs congolais (environ 0,6$). Il fallait quelque chose de grand et de non corruptible pour imposer l’ordre dans nos rues. Voilà pourquoi Thérèse Kirongozi a inventé l’intelligent « robot-roulage ». Celui-ci vous arrête ou vous ouvre le passage de manière ordonnée. Et les accidents sont évités. Cette innovation, mieux, cette solution salutaire on la doit à une femme : Thérèse Kirongozi. Courageuse, elle raconte son expérience : « Lorsque j’ai commencé mon projet de robot-roulage, je prenais ça comme une aventure. Un seul robot me coûtait plus de 12 000$. Mais je n’ai pas baissé les bras. J’ai persévéré et aujourd’hui il y a des robots-roulage presque partout et j’en suis fière. Il faut savoir oser. »

Thérèse, le prototype d’un savant congolais négligé  

Thérèse est ingénieur en électronique industrielle et une ancienne étudiante de l’Institut supérieur des techniques appliquées à Kinshasa (ISTA). Elle a identifié une difficulté dans son pays et y a trouvé une solution. En dehors des robots roulages, Thérèse a également lancé un projet nommé women technology. Voilà, les citoyens dont l’Afrique a besoin. Pas de ces millions de diplômés africains sortis des universités même occidentales, mais incapables de nous fabriquer ne serait-ce qu’une aiguille. Mieux vaut une femme comme Thérèse Kirongozi que cette vieille classe politique congolaise qui ne se préoccupe que d’obtenir le pouvoir et de le conserver. Hélas, les dirigeants de la RDC ne savent même pas soutenir cette femme et la doter de moyens pour l’aider à développer tout le potentiel de créativité qui est en elle.

Il existe beaucoup d’autres femmes congolaises talentueuses comme Thérèse Kirongozi. Il suffirait que l’État congolais leur donne les moyens pour que de gros progrès soient observés dans notre pays.

 


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* Cet article est publiée dans le cadre du projet Naila (Nouveaux acteurs de l’information en ligne en Afrique). Il s’agit d’un projet de CFI comprenant 11 médias africains dont Habari RDC.

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2 réflexions sur “ Thérèse Kirongozi, la mère du robot-roulage en RDC ”

  1. trop de sentiment frère bondo, SVP restes dans les faits et rien que les faits. Pas besoins de commentaires sur la classe politique même s’ils sont médiocres. Le but de l’article c’est de promouvoir l’intelligentsia au féminin et cette femme d’exception.