Crédit : doits tiers
article comment count is: 0

Brigade estudiantine à l’Université de Kalemie : une unité de maintien d’ordre ou d’insécurité ?

A l’Université de Kalemie, les étudiants sont terrorisés par la brigade estudiantine instituée dans cet alma mater. Cette brigade fait recours aux intimidations et à la flagellation, mais aussi à des mesures coercitives toujours disproportionnées quelle que soit la faute commise par l’étudiant.

En principe, la brigade estudiantine sert à maintenir l’ordre en milieu universitaire à Kalemie. Elle n’est nullement censée user de la chicotte pour soumettre les étudiants, comme à l’époque coloniale. Un bon discours peut suffire pour ramener l’ordre sur le campus.

Pourtant, à l’Université de Kalemie, cette fameuse brigade est devenue une sorte de service de renseignements. Elle récolte les informations auprès des étudiants pour ensuite les transmettre au comité de gestion. Il suffit que les étudiants entreprennent un mouvement de revendication et en quelques secondes, les autorités académiques sont déjà informées. Cette situation ne nous permet pas en tant qu’étudiants de revendiquer librement nos droits, de peur d’être renvoyés. Même les enseignants ne sont pas épargnés : ils craignent d’être suspendus à cause des délations faites par cette terrible « brigade des renseignements. »

Les avantages réservés aux étudiants « brigadiers »

A l’Unikal, les brigadiers étudient gratuitement. Ils sont totalement pris en charge. Fils du roi, ils sont intouchables, tout le monde doit danser à leur rythme. Mauvaise gestion de l’université, frais exorbitants, non-respect des instructions du ministre de l’ESU … Face à ces réalités, les étudiants sont obligés de se taire.

Désormais, la tension est vive entre étudiants ordinaires et étudiants brigadiers. Les deux groupes se défient régulièrement. Surtout que la brigade joue le rôle de marionnette de certaines autorités académiques.

 

 

 

 

 

« Cet article est écrit avec l’appui technique d’Internews, grâce au financement de la coopération suédoise, l’USAID et la coopération suisse.  Les opinions partagées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les vues de l’Agence Suédoise de Développement International (ASDI), de l’USAID, la coopération suisse, ainsi que des gouvernements suédois, des États-Unis et suisse. »

 

Est-ce que vous avez trouvé cet article utile?

Partagez-nous votre opinion