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Vacances : des enfants forcés au business par leurs parents

Vacances, dis-tu ? Eh bien, cela n’est pas le cas pour tous les enfants. Alors que pour certains enfants, vacances signifie repos après une certaine période à l‘école, cela signifie aussi début d’un business pour d’autres. Et le travail est plus lourd pendant les vacances que pendant les cours. L’obligation est : ramener de l’argent à la maison.

Les vraies vacances sont un luxe que seuls les enfants des familles aisées peuvent se permettre. Par contre, ceux issus des familles pauvres deviennent des générateurs de revenus pour leurs familles, forcés ou non, par leurs parents. C’est une triste réalité congolaise.

Les enfants doivent travailler, pauvreté oblige

Dans certains cas, il est triste de constater que l’activité économique des enfants concerne non seulement leur existence, mais aussi la survie de la famille entière. Pour subvenir à leurs besoins quotidiens et surtout préparer la rentrée scolaire prochaine, de très nombreux enfants, filles et garçons, se livrent à des activités économiques de gré ou de force. Fixes ou ambulants, nuit et jour, des enfants vendent des arachides, des bananes, de l’eau en sachets, des beignets, des biscuits, des samossas, etc. Ils écoulent leurs produits en parcourant des kilomètres, sous le soleil de plomb de juillet et août. Certains vont de bar en bar ou de ciné en ciné pour écouler leurs marchandises, avec tous les risques que cela comporte pour leur âge.

Pendant que certains enfants se cultivent, d’autres cultivent

Alors que les enfants des riches profitent des vacances pour relire leurs leçons, se cultiver à la télé ou se livrer aux loisirs, ceux des pauvres passent leurs journées de vacances dans les champs de maïs, les mines, dans les grands carrefours de la ville, se livrant aux activités économiques.

« Ce n’est pas volontairement que je parcours tout Goma pour vendre des beignets. Ma ration alimentaire et mes études en dépendent. Si je ne pars pas vendre, nous risquons de ne pas manger, toute la famille et moi. Mon petit frère aussi vend de l’eau aux passagers à l’arrêt de bus au rond-point Signers », déclare Eric Faraja,14 ans. 

Nous avons rencontré Eric essoufflé, un seau de beignets sur la tête et un sachet d’arachides à la main au stade Afia de Goma, un des carrefours privilégiés des enfants vendeurs.

« Un enfant intelligent prépare sa rentrée pendant les vacances : s’acheter l’uniforme, cartable et autres fournitures scolaires », soutient pourtant Marie Bwiza, mère de famille qui vend des épis de maïs grillés avec sa fille d’environ 15 ans.

Les enfants ne sont pas une main d’œuvre. Si les enfants d’aujourd’hui sont abusés et maltraités, à l’avenir ils seront improductifs et incapables de contribuer au bien-être de la société congolaise. L’avenir de ces enfants reflètera fidèlement l’image de la société dans laquelle ils ont vécu. 

 

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