Personne vivant avec handicap sur une chaise roulante, @PhotoLibre des droits
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Vivre avec handicap n’est pas une fatalité

« Les chaînes qui nous empêchent d’être libres sont plus mentales que physiques ». Un jeune homme, Eric Kartumwa surnommé Sankara, illustré parfaitement cette citation à Goma. Trois mois après sa naissance, une maladie avait attaqué ses os, lui infligeant une infirmité à vie. Mais ce jeune ne s’est jamais laissé abattre par son handicap.

Eric Kartumwa fait ses études de droit en troisième année de graduat à Goma. Il est militant du mouvement citoyen Lucha. Son ambition : devenir ministre de la Justice en RDC. « La justice élève la nation », aime-t-il à dire. 

Son handicap ne l’a jamais handicapé

Localement, vivre avec handicap passe comme une condamnation à une vie de misère. Les personnes vivant avec handicap sont souvent discriminées, on pense que tout ce qu’elles peuvent faire c’est mendier toute leur vie. Eric Kartumwa dit Sankara – le sobriquet renvoie au révolutionnaire burkinabé Thomas Sankara – démontre tout le contraire. Son handicap ne l’a jamais freiné pour quoi que ce soit. 

A 7 ans, il entame l’école primaire. C’est sur le dos de ses frères qu’il s’y rendait. Aujourd’hui il se déplace en fauteuil roulant. Il veut finir ses études et combattre les inégalités dont sont victimes les personnes opprimées. Ce surnom « Sankara » lui a été collé parce que depuis toujours, à l’école il défendait des idées révolutionnaires. 

Dans la Lucha, quand il ne participe pas aux manifestations, c’est souvent à la cuisine qu’il fait sa part, en préparant ce que ses collègues militants vont manger. « Je ne peux pas garder le silence face aux maux qui rongent mon pays, la RDC. Sinon, je serais complice ! », explique Sankara.  « Le mouvement Lucha est une famille à laquelle je me sens fier d’appartenir. », affirme-t-il.

Sa famille biologique est aussi l’un des piliers qui lui ont permis de tenir. Il affirme que sa mère est sa meilleure amie. Sankara est la preuve que l’on peut réaliser ses rêves les plus fous même si l’on est frappé d’infirmité. Sachons-le, au fond de ces personnes considérées comme « vivant avec handicap » logent de grandes âmes, des âmes bien nées. 

 

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Les commentaires récents (3)

  1. Commentaire *De fois il nous un courage exceptionnel pour s’en sortir. Mais en fait nous rencontrons toujours plusieurs barrières qui sont encrés dans le mental de nos compatriotes. exemple : pour me procurer un permis de conduire il me faut des explications et des tests inexplicables et quand bien j’ai ce permis là pour bon nombre nombre de PCR une PVH au volant est une infraction; oubliant que les voitures actuelles peuvent être conduites par un simple clic. À chaque fois que j’ai décroché un cœur dans une institution supérieur ou Universitaire le premier jour est toujours un calvaire et attire la curiosité de tout l’auditoire : sera-t-il à la hauteur de la tâche! mais à la fin de la journée lorsqu’ils se rendent compte qu’ils ont à faire à un cerveau, ils deviennent tous vos camarades. lors qu’on passe les tests d’embauche, les intervieweurs s’étonnent de voir le CV et la personne y rélative là la discrimination s’impose encore! Quand bien même ta petite amie t’aime, il y aura toujours qui une amie qui un membre de la famille qui lui dira :  » Tu n’a pas trouvé mieux que ça! » Quand tu fais tes achats aux milieux huppés, il y aura toujours une vendeuse qui ne te croira pas. Nous devons donc relevé le défis à chaque instant. Merci Habari pour cet article.

    1. Bonjour! voudriez-vous bien partager votre expérience, même sous pseudo? Ce que vous vivez, ou subissez?. ça peut aider à faire changer les choses.
      Où si possible vous pouvez nous donner votre adresse électronique!