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Quel candidat à la présidentielle champion des droits de l’homme ?

Quel est le degré d’engagement des candidats à la présidence de la république démocratique du Congo en ce qui concerne les droits de l’homme ? Décryptage à travers leurs déclarations ou leurs projets de société.

Mbuji-Mayi, le 25 juin 2023. Le chef de l’Etat vient prend part à la messe jubilaire de monseigneur Bernard Kasanda. Et sa déclaration ce jour résumera le mandat de Félix Tshisekedi en matière des droits de l’homme : « Je m’attaquerai sans hésitation, sans remords, à tout Congolais qui mettrait en danger la sécurité et la stabilité de notre pays, peu importe ce que l’on en dira : violation des droits de l’homme, privation de liberté ou encore. Je n’ai aucune leçon à recevoir de qui que ce soit. »

Katumbi insiste sur les droits de l’homme

De l’avis de plusieurs observateurs, le candidat le mieux parti pour remplacer Félix Tshisekedi c’est bien Moise Katumbi. L’homme a engrangé des ralliements de nombreux candidats à l’élection présidentielle, tels que Matata Ponyo, Delly Sesanga ou encore Frank Diongo et Seth Kikuni.

Quel est l’engagement de Katumbi par rapport aux droits de l’homme ? Son engagement se trouve traduit dans le premier pilier de son programme : « Transformations institutionnelles : consolidation de l’Etat, de la démocratie, de la paix, et lutte contre la corruption. » L’objectif spécifique 1 est libellé comme suit : « Mettre en place une armée républicaine composée d’unités disciplinées, plus rationnalisées, plus mobiles, plus professionnelles, mieux équipées et respectueuses des droits de l’homme. »

Également, dans l’objectif spécifique 2, on peut lire : « Mettre en place une police nationale républicaine, disciplinée, capable de maintenir l’ordre public dans le respect des droits de l’homme. » Cela fait effet miroir avec l’objectif spécifique 7 : « Doter la RDC d’un système judiciaire indépendant, impartial, efficace et accessible. »

Pour ce qui est de cet objectif spécifique 7, l’action 11 envisagée est intéressante : « L’instauration d’une justice transitionnelle pour juger toutes les violations graves des droits de l’homme. »

Mukwege, champion toute catégorie « droits de l’homme »

Le combat pour la justice transitionnelle, c’est celui du docteur Denis Mukwege. Notamment pour dépoussiérer le Rapport Mapping des crimes graves commis en République démocratique du Congo. C’est avec raison que le médecin s’adresse à ses compatriotes en ces termes : « Je ne suis pas candidat pour commencer une carrière politique. Je suis candidat pour trois fins : la fin de la guerre, la fin de la faim et la fin des vices. Ces trois fins montrent et démontrent qu’il faut plus que gouverner autrement la République démocratique du Congo ! Il faut la sauver. »

Et comme le rappelle notre prix Nobel de la paix, « vous avez maintenant une décision historique et grave à prendre. Elle consiste à donner au pays le cap qu’il cherche, et à notre société, la boussole qui lui fait tant défaut. Ce défi n’est ni au-dessous des intelligences des candidats, ni au-dessus de la clairvoyance des électeurs ».

 

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