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À Butembo les vieillards mendient même lorsqu’ils ont de quoi vivre

Dans les rues de Butembo, des personnes du troisième âge vivent de la mendicité. Leur nombre s’accroît de plus en plus. Parfois, cette mendicité est agressive. Certaines de ces personnes âgées préfèrent mendier alors qu’elles ont des enfants qui subviennent à leurs besoins.

Le jour de marché, on les voit devant les boutiques, les magasins, les dépôts d’aliments, et sur les espaces publics pour demander l’aumône. Ce comportement n’enchante pas les familles qui les hébergent. Leurs tuteurs affirment « être toujours disposés à les aider », malheureusement ces vieillards ne veulent pas renoncer à la mendicité de la rue.

Mendier pour autrui

« Je ne mendie pas pour moi. C’est pour aider des orphelins, parce que je ne peux plus travailler », confie la vieille Marthe, une septuagénaire. Elle pratique cette mendicité sans le consentement de sa famille. « Grand-mère Marthe feint d’aller au culte matinal alors qu’elle va pour quémander au centre-ville. A son retour de son supposé culte, elle a plein de biens dans le sac. Et, elle n’a jamais voulu que quelqu’un y touche », témoigne un membre de famille.

Un autre vieillard de plus de 70 ans m’a confié : « Je mendie pour soutenir les efforts de mes fils et mes petits-fils. Je reconnais qu’ils ne m’ont jamais abandonné. Mais j’ai toujours cette envie de vivre de moi-même, et c’est pour cela que je mendie. L’aide de mes enfants et de mes petits-enfants ne suffit pas pour combler tous mes besoins, et je ne veux pas tout le temps les déranger. »

La mendicité des vieillards indispose

Certains vieillards mendiants font plusieurs tours devant les mêmes boutiques en demandant argent, vivres, etc. Certes, en Afrique, le respect pour les vieilles personnes s’impose à tout le monde, mais quand les demandes deviennent trop insistantes, la tolérance des tenanciers de ces boutiques est mise à rude épreuve. Ils en ont ras-le-bol. Les passants sont aussi victimes de harcèlement des mendiants. Au-delà de la mendicité, les personnes du troisième âge affluent dans la rue, obstruent le passage et s’exposent parfois à des accidents de la circulation. Elles courent le risque de se faire écraser par des voitures ou de se faire piétiner par les gens pendant les heures de pointe.

L’Association des sages solidaires du troisième âge (ASSTA) se dit aussi excédée par cette manie de certains de ses membres. Son comptable explique : « Lors de nos rencontres chaque jeudi, nous discutons de la question de nous prendre en charge. Nos animateurs prodiguent des conseils et exhortent les vieillards à faire de petites activités génératrices de revenus, malheureusement cela ne marche pas. La mendicité devient alors la seule option. Et on n’y peut rien », avoue-t-il.

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Les commentaires récents (1)

  1. moi aussi suis témoin de ça, quand je resté dans la boutique de ma mère il y avait quelques mendiants qui venait à ma porte, avec tous le respect que je le devais puis qu’ils été de vieillard je répondais à leur demande, maintenant quand je voyais que ça devient une habitude je commencé à les boudé, et ce vrais que il y a ce qui demandé en ayant de familles qui le supporte.