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Beni : Le combat d’une association musulmane contre le terrorisme et l’islamophobie

Suite aux massacres perpétrés par les rebelles terroristes des Forces Démocratiques Alliées, ADF, depuis deux ans, une partie de la population a cédé à l’islamophobie.Ces massacres qui ont fait plus de 1000 morts  dans cette région sont attribués aux rebelles islamistes ADF.

Créée depuis 2010, la fondation de la lumière pour les affaires islamiques (FLAIS) s’est donnée pour but d’éduquer une vingtaine de jeunes musulmans afin de les doter de compétences en matière d’Islam qu’ils seront amenés à diffuser dans leur communauté. « Cet approche aidera la population à distinguer tout d’abord les différentes terminologies qui créent une stigmatisation des Chrétiens envers les fidèles musulmans. Dans cette région, plusieurs populations ne savent pas par exemple la différence qui existe entre un musulman et un islamiste » déclare Sheik Omar Abdallah Muhindo, coordonnateur de la FLAIS.

Des jeunes reçoivent la formation sur l’Islam, une religion qui prêche la paix en vue d’aller propager les vertus de cette religion au sein de leur communauté religieuse et dans toutes les couches de la population de la région de Béni, qui a développé une Islamophobie à l’égard de la communauté musulmane
Des jeunes reçoivent la formation sur l’Islam, une religion qui prêche la paix en vue d’aller propager les vertus de cette religion au sein de leur communauté religieuse et dans toutes les couches de la population de la région de Béni, qui a développé une Islamophobie à l’égard de la communauté musulmane

« Plusieurs musulmans sont également morts dans ces massacres perpétrés depuis deux ans par les terroristes ADF dans notre région » témoigne-t-il tout en appelant toutes les communautés religieuses à unir leurs efforts pour combattre le djihadisme, prohibé par le Saint Livre.

« L’Islam ne force pas les gens à devenir musulman. C’est par conviction que vous devez vous sentir libre de devenir musulman. Ne cédez pas à toute personne qui vous forcera à adopter l’Islam comme religion » prêche Sheik Omar Abdallah Muhindo sur les ondes de la Radio La Voix de l’Université de la Semuliki.

Sheik Omar Abdallah Muhindo, coordinateur de la Fondation de la lumière pour les affaires islamiques (FLAIS) exhibe les documents officiels autorisant cette association musulmane à fonctionner dans la région de Béni.
Sheik Omar Abdallah Muhindo, coordinateur de la Fondation de la lumière pour les affaires islamiques (FLAIS) exhibe les documents officiels autorisant cette association musulmane à fonctionner dans la région de Béni.

Des émissions à la radio, des conférences dans les universités, des rencontres entre chrétiens et musulmans font parties des activités de cette association pour toucher toutes les couches de la population de Béni sur l’Islam, certains tombant dans l’islamophobie par ignorance.

Une initiative saluée par des fidèles chrétiens majoritaires alors que les musulmans représentent seulement 35 000 habitants de ce territoire qui compte plus d’un million de personnes. « Nous avons longtemps cohabité avec nos frères musulmans et aucune tension n’a jamais été observée entre nous et eux » soutient Georges Katembo, commerçant au quartier Matonge. « Au début des massacres les gens commençaient à porter des préjugés sur nos frères musulmans.  Mais je crois que grâce à des campagnes de sensibilisation menées par la communauté musulmane et la fondation de la lumière pour les affaires islamiques, les gens seront désormais prudents et prêts à combattre le terrorisme, en le distinguant de l’Islam, cette religion qui nous a légué d’ailleurs la langue Swahili que dont nous prônons ces vertus entre autre la tolérance » explique cet opérateur économique.

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Les commentaires récents (1)

  1. assalam alaykum warahmatullah wabarakatuh !
    chers frères je suis enchanté de tomber sur lien internet et surtout attiré par le but de l’existence de votre association qui se donne cette mission noble de porter la lumière sur les enseignements purs de l’islam qui malheureusement sont déformer,discréditer intentionnellement ou non par des les ennemis de l’islam , les bons musulmans et parfois même par ceux qui s’identifient comme musulmans.
    le but de vous écrire est une justement de m’aider à fournir des explications claires des certains versets du coran …que nos amis chrétiens et autres s’attèlent pour justifier que le terrorisme ,la violence sont intrinsèquement lié à l’islam… récemment un ami chrétien m’a écrit ce qui suit :
    Cher monsieur Assani MJ ,
    Je me permets de commenter ce texte qui, pour moi, est une perle de raisonnement cohérent.
    Mais avant cela, je pense que le problème qui nous intéresse essentiellement dans cet exposé, c’est celui du rapport de l’islam avec la violence, aller au-delà de tous ces discours simplistes: « Ça n’a rien à voir avec l’islam », « Les musulmans condamnent catégoriquement », « Ce ne sont pas des musulmans qui ont commis l’attentat », etc…. Ou encore de parler de colonisation à chaque fois qu’il y a un attentat tout en esquivant la question de la violence dans la religion musulmane.
    L’islam, tel qu’il a connu ses conditions de naissance et de croissance, a grandi dans cet ordre-là, où les guerres, les codes cruels et tyranniques en vue d’étendre l’hégémonie, d’asservir, de soumettre, et de faire respecter la loi étaient l’ordre naturel de la civilisation, et ce d’après ce qui a été rapporté dans la « Sira » (biographie) du prophète appuyée par des versets du Coran.
    Ce que l’on affirme couramment comme quoi l’islam est une révolution de paix et de tolérance contre cet ordre tyrannique est une pure projection de notre perception actuelle sur une époque passée, en croyant à tort que l’islam est une entité absolue située en dehors de l’histoire.
    La « Sira » nous montre que, non seulement les premières razzias menées par le clan du prophète étaient clairement offensives (Batn Nakhl où fut tué un qorayshite durant le mois de Rajab, la bataille de Badr où une grande caravane mecquoise fut attaquée par le prophète et ses compagnons), mais qui plus est, la partie mecquoise qui est censée être pacifique est en réalité régie d’un bout à l’autre par une violence symbolique, eschatologique, virtuelle. La partie mecquoise est traversée de part en part par les menaces adressées aux détracteurs du prophète, à partir du discours coranique faisant le parallèle avec les peuples détruits dans le passé par la colère de Dieu d’un côté, et de l’autre par la promesse d’un châtiment pour ceux qui refusent de rentrer dans l’alliance.
    Il y a d’une part, des sourates qui sont clairement en faveur de la violence. Elles sont contenues dans le Coran.
    Il y a d’autre part, des sourates contre la violence. Elles sont également contenues dans le Coran.
    Pourquoi ? Il y a-t-il une contradiction ? Non !!!!
    Nous devons savoir qu’il y a des sourates mecquoises et des sourates médinoises. Nous ne pouvons rejeter ni les premières ni les secondes. Nous ne pouvons accepter les premières et nier les secondes. Elles sont toutes contenues dans le coran.
    Dans la période médinoise la violence est concrète: ratissage, razzias, batailles, conquêtes, asservissement, appel à la soumission.
    Verset 89, Sourate 4: « Ils voudraient qu’à leur instar vous sombriez dans la mécréance afin que vous en soyez au même point (sawâ’) qu’eux. Ne les prenez pas pour alliés tant qu’ils n’auront pas émigré pour la cause de Dieu et s’ils se détournent, emparez-vous d’eux et tuez-les où que vous les trouviez. Et ne les prenez ni pour alliés ni pour partisans! »
    Verset 90, Sourate 4:  » [tuez-les où que vous les trouviez] à l’exception de ceux qui visitent une tribu (qawn) à laquelle vous êtes liés par un traité ou de ceux qui viennent vous trouver le cœur serré à l’idée de vous combattre ou de combattre leur tribu; si Dieu l’avait voulu, Il les aurait rendus maîtres de vous et ils vous auraient combattus. Aussi, s’ils vous évitent, ne vous combattent pas et vous offrent leur soumission, Dieu ne vous permet pas de leur témoigner de l’hostilité. »
    Verset 12, Sourate 8: « Et ton Seigneur révéla aux Anges: Je suis avec vous: affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous [1] et frappez-les sur tous les bouts des doigts ».
    Ceux qui ont été choqués par ces sourates, ce ne sont pas les vieux musulmans ! Non ! C’est nous ! Nous qui sommes modernes et qui ne pouvons plus accepter la violence, tout simplement parce que l’histoire a évolué ! Ces sourates, loin d’avoir été abrogées dans le Coran, elles sont allées jusqu’à choquer musulmans eux-mêmes, les modernes.
    Qui est Mahmoud Mohamed Taha ?
    Ce soudanais est l’un des représentants les plus courageux et radicaux de cette approche. Il s’est levé publiquement et s’est affiché pour l’abrogation des sourates médinoises en proposant un islam progressiste qui rejette tout le coran médinois. Quel est son sort ? Il a fini étranglé et pendu.
    Parler d’un islam qui tolérant et éloigné de la violence revient à soit renier les sourates médinoises incitant la violence, soit admettre que l’islam violent de médine s’inscrivait dans la logique d’une culture qui, elle-même était violente. Ce fut la démarche de Mahmoud Taha. Il a été trucidé.
    Pour les partisans de l’essentialisation d’un Islam de paix et de tolérance, ce sont les versets « tolérants » majoritairement issus de la période mecquoise appelant à la patience et au dialogue, au respect des croyances autres, qui doivent abroger les versets violents de la période médinoise puisque la période mecquoise est qualifiée de non politisée et spirituelle et donc plus proche d’une essence religieuse.
    Exemples de versets
    – Verset 29, Sourate 18 (mecquoise) « Et dis: ‘La vérité émane de votre Seigneur. Quiconque le veut, qu’il croie, et quiconque le veut qu’il mécroie’. Nous avons préparé pour les injustes un Feu dont les flammes les cernent. Et s’ils implorent à boire, on les abreuvera d’une eau comme du métal fondu brûlant les visages. Quelle mauvaise boisson et quelle détestable demeure! » (Nous voyons ici que cette tolérance feinte dans l’ici-bas est suivie d’une violence promise dans l’au-delà. Nous sommes bien dans une période où la violence est encore purement symbolique, eschatologique)
    Verset 104, Sourate « alkafiroun » (les mécréants ou égarés de la bonne voie) (mecquoise):
    « 1. Dis: ô vous les infidèles! 2. Je n’adore pas ce que vous adorez. 3. Et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore.4. Je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez. 5. Et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore. 6. À vous votre religion, et à moi ma religion. » (Il s’agirait peut-être plus d’une démarcation de la confession prônée par le prophète par rapport à la confession Koraïchite)
    Verset 156, Sourate 2: « Nulle contrainte dans la religion! La bonne direction s’est distinguée du fourvoiement. Quiconque mécroit aux idoles et croit en Dieu tient à l’attache la plus sûre et imbrisable. Dieu est écouteur, connaisseur.  »
    Ainsi donc, puisque nous ne pouvons rien abroger, il revient alors de faire de l’histoire, rapporter les traces, sources textuelles sur lesquelles se fonde l’islam à l’horizon absolu d’une pure historicité. Faire de l’histoire et de l’archéologie comme on fait pour les traces laissées par Gengis Khan ou par les Romains.
    Vue sous cette perspective, comme l’affirme Michel Onfray, l’essence d’un islam violent ou pacifiste ou contradictoire se fabrique par des prélèvements hiérarchisés.
    « On peut fonder des empires glorieux sur le crime, et de nobles religions sur l’imposture. »
    (Charles Baudelaire)
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    dimanche, à 14:31
    Maximus Perfectus
    COMMENTAIRE – part II
    Lors de la période médinoise où le prophète, en chef de guerre allié à une divinité, peut passer à une stratégie offensive de conquête. D’après la « Sira » d’Ibn Hicham, la sourate du Butin -« Al Anfel » se rapporte à la bataille de Badr, la sourate « al Imran » se rapporte à la bataille d’Ohod, la sourate 59 « al Hachr » évoque l’altercation avec la tribu juive des Banu Nadhir, la sourate « al Ahzab » se rapporte au siège de la tribu juive des Banu Qoraidha qui s’est soldée par un massacre spectaculaire des membres mâles ayant dépassé la puberté de la tribu en question, et bien d’autres razzias et batailles évoquées dans le Coran et dans la Sira.
    Il conviendrait donc d’affirmer que cette question, qui pose le rapport de l’islam avec la violence est actuelle non seulement parce qu’elle revient sans cesse, mais aussi parce qu’elle relève des projections actuelles que se font les sociétés sur leurs propres croyances.
    Pour cette seconde partie de mon commentaire, je conclus en disant :
    1) Affirmer que l’islam n’a rien à voir avec la violence, est immature, et démontre d’une effroyable ignorance de l’Islam. Car cela revient à raisonner de cette manière naïve: je ne suis pas violent/ Or, je suis musulman/ donc l’islam n’a rien à voir avec la violence. A n’est pas B, or A est C donc C est A, ce qui équivaut de partir d’un exemple pour généraliser, ou encore à partir des préjugés sociaux de l’époque et de l’entourage pour conclure à une vérité.
    2) La qualification de l’islam comme « religion de paix et de tolérance » est propre à la modernité en ce sens où l’état de droit moderne a eu entre autres pour projet de confisquer tout le monopole de la violence légitime aux institutions religieuses et aux groupes religieux exerçant l’inquisition sur les convictions, mais également sur le libre usage des corps. Et ceci dans le dessein de neutraliser cette violence qui était tout à fait normale et légale à l’époque du prophète, et confiner le religieux dans la sphère de l’intériorité et de quelques pratiques communautaires dont la violence a été neutralisée.
    3) L’interprétation soufie de l’islam vers une intériorité spirituelle est la seule partie de l’islma qui a vraiment à la neutralisation de cette violence. Il s’agit d’une interprétation en totale rupture avec l’islam vindicatif et belliciste des origines, elle résulte de l’apport des philosophes et des cultures perses, hindouistes, et se base sur l’épisode coranique de la révélation dans la grotte de « Hira » en l’interprétant comme une transfiguration mystique.
    4) L’idéalisation d’un islam des origines dans l’esprit moderne consiste à percevoir cet islam du temps du prophète comme un islam pur, dépourvu de violence (présence pleine dirait Derrida), que l’on dissocierait d’un temps historique de l’islam commençant avec les guerres fratricides pour le pouvoir à partir des Califes bien guidés où débuterait une violence éloignant de l’islam pur comme présence pleine à soi.
    Ceci fausse justement l’Islam, parce qu’il veut le détacher des réalités et des faits historiques.
    5) Dans toute l’histoire, il y a eu une violence neutralisée à chaque fois que l’on glorifie et admire: Rome, Carthage, la Perse, les Pyramides, Gengis Khan, à travers les livres, les documentaires et les traces dans les musées.
    C’est comme si, une fois le processus de séchage séculaire du sang sur lequel s’est bâtie la gloire des civilisations arrivé à une certaine transfiguration, on pouvait enfin dérouler les images des batailles en images de violence, mais elles-mêmes dépourvues de cette charge, offertes à la contemplation et à l’admiration.
    Et c’est peut-être aussi un peu la même chose avec les exploits du prophète accompagnés de sourates que l’on déroule avec admiration sans y percevoir de violence, ou du moins pour une certaine catégorie de musulmans, dont les croyances et les droits ont pris de nouvelles configurations suite aux effets concrets des politiques modernisatrices.
    Bref: l’essentialisme de l’islam comme pure violence ou non-violence pure, ou encore comme violence légitime et non-violence spirituelle, se fabrique historiquement par des théologiens, des politiques, des réformateurs soutenus par des mouvements de masse, il n’y a pas d’essentialisme à déterminer.
    Commençons par poser le problème de la violence en Islam non pas à partir de nos croyances, de nos préjugés qui sont ceux des sociétés actuelles, mais à partir des traces, des traces que l’on possède sur les textes qui ont fondé l’islam: Coran/ Sira/ Sunna…

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