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Nos morts ne nous attendent pas seulement le 1er août

Le 1er août c’est la journée consacrée à la célébration des parents. Mais aussi et surtout, la célébration de nos disparus. Parlons un peu de notre manière de visiter les tombes de nos morts. Puisque la plupart de cimetières, particulièrement de Lubumbashi, sont abandonnés dans un état de délabrement et d’insalubrité qui choquent. Il faut attendre un 1er août, chaque année, pour voir les gens pleurer sur les tombes, et les balayer…

Francis est un jeune père de famille. Il s’est préparé à aller se recueillir sur la tombe de son père disparu depuis cinq ans. Tous les 1er août, il se lève de bon matin pour mettre de la propreté sur la tombe de son père. C’est le seul moment de l’année où « nous nous retrouvons tous aux cotés de la veuve notre mère », explique-t-il. Tous alors se souviennent de leur défunt père, et le pleurent.

Simple souvenir ? Pourtant beaucoup semblent touchés, curieusement chaque fois. « C’est un geste qui console surtout ma mère, restée seule depuis ! », explique le jeune parent.

Dans la tête d’un mort

« Ce que tu es je le fus, et ce que je suis tu le seras ». C’est peut-être ce que dit un mort dans sa tombe, du moins pour ceux qui croient que les morts ne sont pas morts, comme l’a dit un jour Birago Diop. Pourtant, les vivants congolais ont abandonné les lieux des morts, ils les profanent parfois sans aucun remord. Curieusement, un premier août c’est le jour où l’on se croit africain et prêt à « honorer » ses parents morts.

Il serait judicieux de ne pas perdre à l’esprit que nous avons pour devoir – ne serait-ce que sur le plan moral – de nous souvenir de nos morts en assurant la propreté de leurs tombes, en nous y recueillant et en implorant régulièrement la grâce divine, pour qu’ils reposent en paix. C’est peut-être cela faire de chacun de nos jours un 1er août !

 

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