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Combattons la pauvreté en cultivant nos terres

La RDC possède  80 millions d’hectares de terres arables, selon la Banque mondiale. Malgré ce potentiel tellurique, notre pays connaît parfois de graves famines. Et pour cause, selon l’Institut national des statistiques, 10% seulement de ces terres sont exploitées !

Dans notre pays, le maïs, le riz et le manioc constituent la majeure partie des importations de la RDC. Si l’on ajoute les huiles végétales et la viande, ces importations coûtent chaque année plus d’un milliard de dollars au pays.

Satisfaire les besoins élémentaires de l’homme

Beaucoup de Congolais semblent plus occupés à chercher la démocratie à chaque coin de rue et à commenter chaque match de football, alors que la pauvreté nous est devenue endémique. Si nous accordions autant d’importance à l’agriculture que nous le faisons pour des matchs de football, les choses seraient sûrement différentes aujourd’hui.

Je pense qu’il faut plutôt stabiliser, en les satisfaisant, les besoins fondamentaux de l’homme. Abraham Maslow a élaboré une théorie enseignée dans plusieurs disciplines. Elle se ramène à cette simple réalité naturelle. Difficile d’aller résoudre les problèmes de la lune tant qu’on n’a pas maîtrisé ceux de la terre, à la base. Ces besoins urgents pour les Congolais, c’est notamment : l’alimentation, la sécurité, les emplois, etc.

Après 59 ans d’indépendance

En 1958, la RDC était le plus grand pays exportateur d’huiles de palme. Plus de 60 ans après,  non seulement nous en importons entre 50 000 et 60 000 tonnes chaque année, mais les huiles végétales sont très raffinées et manquent de vitamines A et D. Cela aggrave de ce fait encore plus la situation nutritionnelle précaire des millions des Congolais. Que deviendrions-nous si la Zambie et tant d’autres pays voisins nous fermaient leurs frontières ? Six décennies après notre indépendance, nous demeurons curieusement sans indépendance !

Au Congo, l’agriculture est vivrière. Elle constitue 20% de notre fébrile PIB de 466$ par habitant. Des faits empiriques montrent qu’elle est pratiquée le plus souvent en milieu rural ou par des personnes âgées. Posons-nous alors cette question : avec l’exode rural, quel avenir pour l’agriculture au Congo ?

L’importance de cultiver

Impossible de nier le rôle immense que devrait jouer l’Etat dans ce domaine. Mais est-ce une raison valable pour délaisser plus de 70 millions d’hectares de terres arables ? Comment voulons-nous que l’Etat prenne conscience à développer ce secteur si la population elle-même n’en a que faire ou en ignore l’importance ? L’autosuffisance alimentaire, je pense, devrait commencer dans nos familles pour afin s’étendre au pays tout entier.

Si chaque famille réservait une portion de terre dédiée à l’agriculture, aucun doute que cela nous sortirait de la dépendance économique. Des emplois seraient créés et nous serions libérés de l’insécurité alimentaire et d’autres problèmes comme l’extrême pauvreté qui fait rêver de l’argent facile en tenant une arme ou en créant l’insécurité dans une portion du Congo.

Ne cherchons donc plus à tout moment la démocratie où elle n’est pas. Elle réside, selon moi, sous la terre ! Il suffit de remuer la terre, de cultiver patiemment des champs, et elle se fera trouver partout.

Gloire Chabu

 

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Les commentaires récents (0)

  1. C est profond le message …le congo est grand .nous avons tous pour reussir ..mais les rêves du congolais est d avoir un bureau .pas des hectares de champs ..il est temps que nous changeons notre façon de voir les choses