Un conseiller municipal de Mannheim, en Allemagne, suscite la curiosité – et la controverse – en lançant une initiative peu commune : un voyage naturiste et libertin au Cap d’Agde, dans le sud de la France. Si cette démarche peut sembler choquante pour certains, elle est présentée comme une activité politique et éducative destinée à inspirer une réflexion sur le développement touristique alternatif. Habari RDC s’est intéressé à cette démarche et a interrogé l’organisateur, Julien Ferrat, pour mieux comprendre les objectifs de ce projet atypique.
Le naturisme, c’est quoi ?
Le naturisme est un mode de vie fondé sur la pratique de la nudité dans des environnements sociaux, souvent dans des lieux spécialement aménagés. Il est généralement associé à des valeurs telles que le respect de soi, des autres, de l’environnement et de la liberté individuelle. À ne pas confondre avec l’exhibitionnisme, le naturisme s’inscrit dans un cadre réglementé, paisible et communautaire.
Une initiative éducative… et polémique
Julien Ferrat organise, du 2 au 10 août 2025, un séjour au Cap d’Agde pour 25 citoyens allemands intéressés par le modèle de développement touristique local. Le Cap d’Agde est mondialement connu pour son village naturiste, où l’on vit nu, fait ses courses nu, et où l’atmosphère est volontairement libertine. Selon Ferrat, il ne s’agit pas d’un simple loisir, mais d’une étude de terrain sur un tourisme de niche qui génère d’importants revenus. Il parle même d’un ‘camp d’entraînement’ préalable à Mannheim, pour préparer les participants à cette immersion.
Un projet local pour Mannheim
L’objectif final, selon Julien Ferrat, est de créer un village naturiste dans sa propre ville en Allemagne. Il espère y accueillir entre 1 000 et 2 000 personnes, en s’inspirant directement de l’expérience française. Ce modèle alternatif vise à attirer un public européen intéressé par le naturisme et le libertinage dans un cadre encadré et sécurisé.
Ce que dit l’élu à Habari RDC
Contacté par Habari RDC, Julien Ferrat a précisé que ce projet était motivé par sa passion personnelle du naturisme et du libertinage. Il insiste cependant sur la dimension économique et éducative de l’initiative. Interrogé sur la faisabilité d’un tel projet en Afrique, notamment en RDC, il a répondu : « Un village naturiste en RDC, en tant que cousin africain du Cap d’Agde, aurait à mon avis un grand potentiel touristique. » Une réponse qui ne manque pas de susciter des interrogations, dans un pays où la pudeur, les traditions et la religion pèsent fortement sur la vie publique.
