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Kisangani : Judokas ou délinquants ?

Loin de vouloir pratiquer le sport dans ce qu’il a de valeureux, certains jeunes de la ville de Kisangani embrassent le judo pour des fins criminelles. Visiblement, chacun y va pour se faire faire craindre, ce qui les prépare à devenir des délinquants.

Le judo, qui enseigne notamment la discipline et l’endurance, a malheureusement une influence négative sur certains jeunes de Kisangani. Des dojos sont remplis, les jours d’entrainements, par des charlatans.

Tout le monde veut être craint

« Na za maître » (traduire par : je suis maître, en judo, Ndlr). C’est la phrase qui revient à répétition dans nos rues. Des jeunes se permettent des folies comme les bagarres, parce qu’ils sont judokas. Ils se croient tellement forts qu’ils n’ont plus peur de rien ni de personne.

C’est comme ça qu’ils attirent l’attention des plus petits, qui voudraient à leur tour pratiquer ce sport pour ne plus se retrouver dans le camp des intimidés. Curieusement, même les novices dans le domaine se font appeler « maître », dans le seul but d’être craints.

Un apprentissage incohérent

Je me suis toujours demandé à quoi servent certains clubs de judo. En plus de ne pas enseigner à leurs élèves les règles de cette discipline, des nombreux encadreurs ignorent l’aspect civique, qui est très important dans la carrière d’un athlète.

Lors des rares compétitions de cette spécialité, j’ai dû remarquer qu’il y avait de ces athlètes qui ne maitrisaient pas le règlement.

La ville de Kisangani est bourrée de talents. Je connais des athlètes qui font sa fierté de par leurs prouesses. Je crois que ces derniers devraient aider la nouvelle génération à emboîter leurs pas.

Une bonne organisation au sein de la ligue provinciale de judo s’avère indispensable. Seuls les clubs dignes de ce nom devraient continuer à fonctionner, par ailleurs. Arrêtons de transformer le judo en un moyen de trafique d’influence !

 

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Les commentaires récents (13)

  1. Bonjour,

    Je suis judoka ceinture noire 2en dan,
    Je suis animateur adjoint et encadreur à l’Association Loisirs et Cultures de Longvic Judo(ALC Longvic Judo), club affilié à la Fédération Française de Judo(FFJ) situé en région de Bourgogne Franche-Comté en France.

    L’article m’a beaucoup touché, je viens de Kisangani et je sais exactement de quoi parle l’article. La criminalité est visible à travers ces jeunes qui se cachent derrière un noble sport qui a des valeurs fondamentales très modestes. J’ai toujours condamné les formateurs, ils sont à la base de cette criminalité car ils n’enseignent pas les vraies valeurs du judo aux apprenants par manque des connaissances.

    Le judo est un sport d’amitié et de partage, le combat sur tatamis vient après la pratique de plusieurs valeurs imposées par le fondateur Jigoro KANO, mais malheureusement, beaucoup ignorent l’existence de ces valeurs fondamentales indispensables pour la carrière d’un bon judoka. Et dans ces valeurs, nous retrouvons la MODESTIE, définit au judo comme le fait de parler de soi sans se venter. Être ceinture noire n’est pas le dernier niveau du judo, et beaucoup de nos jeunes croient que tout leur est permi quand ils deviennent ceinture noire, parce qu’ils ont été forgé dans ce contexte là. C’est triste de voir que les médias parlent du judo dans ce sens là et nous qui luttons toujours pour que tout change, on ne baisse pas les bras. Kisangani est ma ville, j’emmènerai le vrai Judo avec les bonnes valeurs à respecter.

    Merci.

  2. Le judo fut créé à 1882 au Japon par Jigoro Kano, avec l’idée d’aider les faibles.
    C’est ainsi que dans le cadre d’éducation des jeunes judokas dans le monde, qu’il y a eu naissance de certains principes qui s’avèrent comme le code moral de judo.
    En étant ceinture noire que je suis, je suis abasourdi de se retrouver dans l’art martial que certaines personnes qui se cachent derrière en détournant l’objectif préciser par le fondateur.
    Mais au-moins le Judo est un art martial qui regorge toutes les règles pour l’encadrement des judokas dignes.

    1. Merci Bénit,
      À Kisangani ces règles sont enseignées comme il se doit dans certains clubs. Mais seulement, nombreux sont ces jeunes judokas qui ont du mal à les mettre en pratique. Vous, les maîtres, êtes appelés à insister là dessus, vos élèves sont très talentueux, et cela grâce à vous.

  3. Je suis vraiment ému de pouvoir entendre que le judo est devenu un sport de délinquants à kisangani, pourtant à l’époque où nous avons travaillés avec les maîtres respectueux comment m senga amuri( double force), m péter, m Richard isimolo, m gode(godins),… le judo n’était pas de la sorte. Personnellement je ne peux autorisé tout ses barbaries qui frappe le monde du judo kisangani, je souhaiterais que toute personne qui oserait commettre des actes pareils, faîtes savoir aux autorités juridiques en fin de pouvoir arrêter tout celui sera coupable des ses actes.

    1. Merci Héritier,

      Cependant dans cet article, nous n’avons pas parlé du judo comme sport des délinquants, loin de là. En fait il y a de ces jeunes qui ne rejoignent des dojos que pour se faire craindre, ils sont différents de judokas qui prennent leurs carrières au sérieux. Kisangani a des talents dans cette discipline sportive, notamment vous!

  4. Bonjour,
    Mon nom est Joël Kabuya,
    J’ai pris le temps de lire l’article et j’ai compris qu’avant la publication de celui-ci, le rédacteur n’a pas eu le temps de consulter des spécialistes en la matière.
    D’abord j’apprécie le titre. Je pensais que le rédacteur allait dans le corps du sujet nous présenté c’est qui « un judoka » et c’est qui un « délinquant qui se sert du judo ». Et pourquoi pas, la position du judo ou la ligue provincial face à ce fléau.
    Un délinquant reste un délinquant et il peut se servir de n’importe quel sport ou pratiquant pour arriver à ses fins. Le terme 《Naza maître 》 ne concerne en rien le judo.
    *Naza maître = je suis maître et non je suis maître en judo
    Je vous informe qu’il y a des maîtres en karaté, Ju-Jitsu, Taekwando, des maîtres de nuit(bandits), des maîtres en machette(délinquant et spécialiste des combats avec la machette,…
    Tout ceinture noir n’est pas maître et tout maître n’est pas ceinture noir. La ceinture noire est un tissu de couleurs noires que n’importe qui peut porte tandis qu’un maître est non seulement celui qui enseigne la connaissance mais aussi est un modèle de par son comportement.
    Le judo étant un sport noble, nous enseignons aux jeunes la politesse, le respect, la modestie, le contrôle de soi et j’en passe.
    Un jeune qui se présente à l’entraînement, puis après par son éducation va commettre un forfait. Nous sommes donc face à 3 situtations qui justifient son acte: l’éducation reçue à la maison, l’éducation reçue à la rue et l’éducation reçue au judo. Du point de vue « éducation du judo » je viens ci-haut de vous décrire ce que nous les enseignons alors les deux autres côtés reste en question. Mais étant aussi parent, je doute fort que l’éducation reçue à la maison pose problème, mais la question reste.
    Veillez cher rédacteur, faire usage d’une investigation très approfondi avant de publier ses genres d’articles.
    Merci
    Respect

  5. Commentaire * Bonjour,
    Mon nom est Joël Kabuya,
    J’ai pris le temps de lire l’article et j’ai compris qu’avant la publication de celui-ci, le rédacteur n’a pas eu le temps de consulter des spécialistes en la matière.
    D’abord j’apprécie le titre. Je pensais que le rédacteur allait dans le corps du sujet nous présenté c’est qui « un judoka » et c’est qui un « délinquant qui se sert du judo ». Et pourquoi pas, la position du judo ou la ligue provincial face à ce fléau.
    Un délinquant reste un délinquant et il peut se servir de n’importe quel sport ou pratiquant pour arriver à ses fins. Le terme 《Naza maître 》 ne concerne en rien le judo.
    *Naza maître = je suis maître et non je suis maître en judo
    Je vous informe qu’il y a des maîtres en karaté, Ju-Jitsu, Taekwando, des maîtres de nuit(bandits), des maîtres en machette(délinquant et spécialiste des combats avec la machette,…
    Tout ceinture noir n’est pas maître et tout maître n’est pas ceinture noir. La ceinture noire est un tissu de couleurs noires que n’importe qui peut porte tandis qu’un maître est non seulement celui qui enseigne la connaissance mais aussi est un modèle de par son comportement.
    Le judo étant un sport noble, nous enseignons aux jeunes la politesse, le respect, la modestie, le contrôle de soi et j’en passe.
    Un jeune qui se présente à l’entraînement, puis après par son éducation va commettre un forfait. Nous sommes donc face à 3 situtations qui justifient son acte: l’éducation reçue à la maison, l’éducation reçue à la rue et l’éducation reçue au judo. Du point de vue « éducation du judo » je viens ci-haut de vous décrire ce que nous les enseignons alors les deux autres côtés reste en question. Mais étant aussi parent, je doute fort que l’éducation reçue à la maison pose problème, mais la question reste.
    Veillez cher rédacteur, faire usage d’une investigation très approfondi avant de publier ses genres d’articles.
    Merci
    Respect